Réseau d'experts du GITPA
( qui ont formellement donnés leur accord pour participer au réseau)
ALES Catherine, directrice de recherches au CNRS et membre de l’Institut Marcel Mauss à l’EHESS. Ses recherches s’appuient principalement sur un travail de terrain de longue durée réalisé à partir de 1975 en Amazonie vénézuelienne parmi les communautés Yanomami. Elle a également travaillé dans le cadre de programmes de santé et d’éducation avec les populations Ye’kwana, Piaroa, Kuripako, Tsase et Hiwi. Ses travaux portent en particulier sur l’organisation socio-politique (analyse des conflits, guerre et concorde, en prêtant une attention particulière à l’énonciation et aux faits rhétoriques), la théorie de la constitution des groupes et la question du lignage, la parenté et l’alliance, la conception de la procréation et la multipaternité, la distinction de sexe, le chamanisme et les rituels, le système de justice vindicatoire et les relations cannibalisme, homicide et engendrement. Elle a notamment publié ‘Yanomami, l’ire et le désir’ (Karthala, 2006) et co-dirigé avec Jean Chiappino ‘Caminos Cruzados. Ensayos en Antropologia social, etnoecologia y etnoeducacion’ (Editions de l’IRD, 2003) et ‘Del microscopio a la maraka’ (Ex-Libris,1996).
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ALLIO Fiorela, chargée de recherche , CNRS, Institut de recherche sur le Sud-Est asiatique( IRSEA) et directrice du Groupe de recherche sur Taiwan dont les axes de recherches se structurent autour du thème pivot de l'identité et de sa construction. Après une double formation en chinois-sinologie (Langues’O Paris) et en anthropologie (Université Paris 10-Nanterre), elle a effectué un post-doctorat à l’Université Columbia de New York, où elle est retournée en 2008-2009 comme visiting professor au département d’anthropologie et au Weatherhead East Asian Institute. Depuis 1985, Fiorella Allio effectue des enquêtes de terrain de façon régulière et/ou de longue durée à Taïwan pour des recherches en anthropologie et en histoire sur les phénomènes religieux, la politique culturelle et la patrimonialisation, les constructions identitaires ainsi que sur les élections et la consolidation démocratique.De 2003 à 2009, elle a dirigée le Groupe français de recherche sur Taïwan au CNRS (GDR 2991) regroupant les chercheurs, universitaires et doctorants spécialisés en France sur Taïwan.
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ANTOMARCHI Véronique, docteure en histoire, enseigne en tant que professeure agrégée d'histoire et de géographie, elle est aussi chargée de cours à l'Université Paris Ouest Nanterre. Diplômée en langue et culture inuit, elle est chercheure associée au Cerlom ( centre d'étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde) à l'Inalco à Paris et au G.D.R Mutations Polaires. Thèmes de recherche : Oralité et image, Photographie et construction de la mémoire sociale dans l’Arctique canadien, étude de la photographie au Nunavik, représentation des paysages arctiques du point de vue occidental et inuit, représentation des postures, des parures corporelles du point de vue occidental et inuit, mémoire individuelle, familiale et sociale, imaginaire, tourisme.
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ATHIAS Renato, diplômé en philosophie par la Faculté de Philosophie, Sciences et Lettres (1975). Docteur en ethnologie à U.Nanterre (1995) avec une thèse sur Les relations hiérarchiques entre les sociétés amérindiens du haut Rio Negro (Amazone, Brésil), en se concentrant particulièrement sur la relation entre les Hupdah et les Tukano, sous la direction du Prof . Julian Pitt-Rivers, et plus tard par le Prof. Jacques Galinier. Actuellement il est membre du Département d’Anthropologie et Muséologie de l’Université Fédérale de Pernambuco (UPFE). Le domaine de recherche est l’ethnologie des peuples autochtones, sur les thèmes suivants : la santé, l'anthropologie visuelle des projets de recherche entre les Indiens de Pernambuco et Rio Negro en Amazonie, en particulier entre Hupdah famille linguistique Nadahup et les Indiens, Pankararu. Membre du Laboratoire d’anthropologie visuelle de l’UFPE. Il est actuellement le Secrétaire de l’Association brésilienne d'anthropologie (ABA).
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AUGUSTE Isabelle, Docteur en études anglophones et titulaire d’un master de Droit (relations internationales) de l’Université de la Réunion. Elle a commencé à s’intéresser aux questions autochtones en 1997 alors qu’elle suivait des cours d’histoire et de culture Dakota et Ojibwe à l’Université du Minnesota. Après une première étude sous la direction de Dan First Scout Rowe intitulée Gaming and Sovereignty, elle s’est penchée sur la situation des Aborigènes et Insulaires du Détroit de Torres en Australie, un pays plus proche de son île natale (Ile de la Réunion). Elle consacre ses travaux à l’histoire, à la politique et aux droits des autochtones australiens depuis plus de dix ans. Elle a été visiting fellow à l’Australian Centre for Indigenous Histories (Research School of Social Sciences, Australian National University). Son premier ouvrage, L’administration des Affaires aborigènes en Australie depuis 1972, l’autodétermination en question, a été publié aux éditions l’Harmattan (Collection Lettres du Pacifique) en 2008.
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BADI Dida, anthropologue et maître de recherche au Centre National de Recherches Préhistoriques, Anthropologiques et Historiques d’Alger. Il a travaillé pendant longtemps sur les mutations dans la structure sociopolitique des populations nomades et sédentaires touarègues du Sahara et du Sahel (Algérie, Libye, Mali), dans la perspective de l’anthropologie historique et culturelle. Il est titulaire d’un PhD en ethnologie de l’université de Bayreuth (Allemagne). Il a travaillé sur les implications sociales et politiques de l’imposition des frontières étatiques, en Algérie et au Mali, sur l’organisation politique des communautés touarègues et leur impact sur leur rapport au territoire. Ces dernières années, Dida BADI s’est intéressé à l’étude des interactions culturelles et économiques dans l’espace sahélo-saharien. Actuellement, son champ d’intérêt porte sur les dynamiques politiques à l’œuvre au Nord Mali dans le contexte de difficiles rapports entre les Touaregs et les États centraux de la région. |
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BAHUCHET Serge, ethnologue, Directeur du laboratoire Eco-Anthropologie et Ethnobiologie au CNRS. Ses recherches portent sur l'adaptation des sociétés humaines au milieu forestier tropical par une méthode ethnobiologique abordant l'étude des savoirs et des savoir-faire. Il travaille, d'une manière comparative, en équipe pluridisciplinaire, associant des chercheurs en science de l'homme et en science de la vie. Ses principaux terrains sont Afrique centrale (Cameroun, Gabon : Pygmées et agriculteurs) et la Guyane française. Il a publié de très nombreux ouvrages en particulier sur les pygmées d'Afrique centrale |
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BAMBRIDGE Tamatoa, Chargé de recherche au CNRS, est rattaché au Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l'Environnement, à Moorea en Polynésie française. Il travaille depuis plus de 10 ans sur l'anthropologie du foncier en Polynésie française. Il mène actuellement des programmes de recherche sur le foncier, les usages des peuples autochtones des milieux marins, ainsi que les savoirs traditionnels liés à la biodiversité. La question de la reconnaissance des communautés autochtones, notamment dans le cadre de la convention sur la diversité biologique, et au regard de la déclaration des peuples autochtones sont l'objet de travaux en cours. Il est expert auprès de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité concernant la place des communautés locales ou autochtones dans les régimes d'accès et de partage des avantages liés à l'utilisation des ressources génétiques. Il a publié en 2009, La Terre dans l'archipel des Australes, IRD-Au Vent des îles et plusieurs travaux dans le cadre des publications de l'Association française d'anthropologie du droit et au Laboratoire d'anthropologie juridique de Paris (Paris 1).
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BARÉ Jean François. Directeur de recherche à l’IRD et à l’Université Paris I a commencé sa carrière de recherche par des travaux de terrain d’anthropologie historique, dans le Nord de Madagascar, puis en Polynésie française et plus tard à Hawaii, , qui ont donné lieu à différents livres et publications. Ces travaux se prolongent par des directions de thèse et une direction d’HDR. Il a également longtemps travaillé sur les problèmes d’application de l’anthropologie historique à l’observation – et à « l’évaluation » au sens neutre - des projets et politiques de développement (travaux de terrain en Tunisie, à Hawaii, à l’île de la Réunion). Il a aussi écrit d’assez nombreux travaux sur ces questions, et édité plusieurs livres collectifs. Il a enseigné comme chargé de conférences à l’Université de la Réunion, l’EHESS, l’Université de Bordeaux II et dirige actuellement des thèses à l’IEDES, Université de Paris I |
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BARONNET Bruno. Docteur en sociologie, thèse codirigée par Rodolfo Stavenhagen (El Colegio de México) et Christian Gros (IHEAL) sous le titre Autonomie et éducation indienne. Les écoles zapatistes dans les vallées de la forêt Lacandone au Chiapas ( Mexique). Depuis 2010, il réalise, dans le cadre du Centro Regional de Investigaciones Multidisciplinarias (CRIM) de l'Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM), des recherches postdoctorales dans le domaine de l’anthropologie des pratiques éducatives chez les paysans nahuas au centre du Mexique. A partir de données ethnographiques, il contribue à mettre en évidence les logiques sociales qui déterminent les stratégies des peuples autochtones latino-américains à l’égard de l’école. Ces recherches portent aussi bien sur les politiques nationales d’éducation interculturelle que sur des projets originaux pilotés par des organisations régionales qui, à l’instar des militants zapatistes, tendent à éduquer les jeunes générations en vue d’exercer les droits à l’autonomie politique sur leurs territoires.
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BARRIERE Olivier, Docteur en droit, anthropo-juriste de l’environnement, chargé de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Ses activités de recherche se sont centrées sur la régulation juridique environnementale dans le Sud (Afrique sahélienne, Maroc et Guyane) et en France métropolitaine. Trois aspects clefs se dégagent de ses travaux: a) l’analyse d’une approche holistique du droit, par définition d’une juridicité au sein d’un pluralisme juridique; b) l’analyse et la formalisation d’un droit négocié de l’environnement ; c) l’analyse d’un régime de patrimoine commun dans une perspective de droit de la coviabilité des systèmes sociaux et écologiques. Ses principaux chantiers de recherche ont été jusqu’à présent africains et amazonien : Sénégal, Mali, Niger, Tchad, Rwanda, Mauritanie, Maroc, Guyane. Parmis ses publications: 2005, Catherine Barriere & Olivier Barriere : Bassari, de l’ocre à la lumière, coédition IRD/Romain Pages, 160 p. 2008, Olivier Barriere & Alain Rochegude (dir.), Foncier et environnement en Afrique, des acteurs au(x) droit(s), Cahiers d’Anthropologie du Droit 2008, édition Karthala, 423p.
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BASILE Suzi, Originaire de la communauté Atikamekw de Wemotaci, Québec, Canada. Elle a une formation académique en anthropologie et elle a fait sa maîtrise sur l’entrepreneurship touristique en milieu autochtone. Elle est chargée de projet - dossiers autochtones à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), au campus de Val-d’Or et elle est membre du comité directeur du Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones (DIALOG). Elle est également étudiante au doctorat en sciences de l’environnement à l’UQAT et elle s’intéresse au rôle et à la place des femmes Atikamekw dans la gouvernance du territoire et des ressources naturelles. Elle s’intéresse également aux questions liées à l’éthique de la recherche avec les Peuples autochtones et elle a publié sur le sujet. |
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BASILICO Sandrine docteur en anthropologie de la communication sociale depuis 2001 et membre du GREDIC. Ses recherches s'inscrivent dans le cadre des études sur la mondialisation et portent sur les modifications engendrées chez certains peuples par les objets occidentalisés. Elle est l'auteur de l'ouvrage Mondialisation et intégration des minorités ethniques au Viet Nam (l'Harmattan en 2003) et de nombreux articles sur la mondialisation culturelle. Sandrine Basilico est membre du comité de lecture de la revue de sociologie en ligne Esprit Critique, dont elle a dirigé un numéro en septembre 2003 sur les nouveaux modes de communication et de relation engendrés par les réseaux. Elle est aussi enseignante à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. |
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BEAUFORT Bastien, doctorant contractuel en Géographie, "Etudes latino-américaines", à l'IHEAL (Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine de l'Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle), dans le laboratoire CREDA (Centre de Recherche et de Documentations sur les Amériques - UMR 7227), sous la direction de François-Michel Le Tourneau. Le sujet de sa thèse est "La globalisation de la biodiversité en Amazonie à travers l'exemple comparé de deux plantes : la noix du Brésil et le guaraná"." Il a par ailleurs travaillé au Paraguay sur la question de la Stévia, du Maté, des populations indigènes Ava-Guarani et métisses, avec les Indiens Shipibo de l'Amazonie péruvienne, les populations traditionnelles de la forêt du Chocó colombien (dont les indigènes Embera), et les Indiens Sateré Mawé d'Amazonie centrale brésilienne à plusieurs reprises, au sujet desquels il a publié un livre en 2008 aux éditions Yves Michel : Le Guaraná, Trésor des Indiens Sateré Mawé."
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BEAULIEU Alain. Spécialiste de l’histoire des Autochtones, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la question territoriale autochtone, à l’Université du Québec à Montréal. Il est entré en fonction au département d’histoire de l’UQAM en 1999, après avoir agi, durant quelques années, comme consultant en histoire auprès de plusieurs organismes (musées, ministères, groupes autochtones…). Il s’est d’abord intéressé à l’histoire de l’offensive missionnaire en Nouvelle-France, avant de se tourner vers l’histoire politique, réexaminant les relations franco-iroquoises pour la période allant de 1600 à 1660. Depuis une quinzaine d’années, il s’intéresse particulièrement à l’histoire des alliances franco et anglo-amérindiennes, de même qu’au processus par lequel les Autochtones de l’est et du centre du Canada ont été progressivement dépossédés de leurs terres et placés sous la tutelle de l’État canadien. L’étude de ce processus est d’ailleurs au cœur des travaux menés dans le cadre de sa Chaire de recherche.
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BELLEAU Jean-Philippe, docteur de l'Institut des Hautes Etudes d'Amériques Latine, université Paris-Sorbonne Nouvelle. Professeur dans le département d'anthropologie de l'université du Massachusetts à Boston, travaille sur les populations indigènes et les droits de l'homme. Auteur de l'ouvrage "Le mouvement indien au Brésil: du village aux organisations", aux Presses universitaires de Rennes, et d'une série d'articles sur la théologie de l'inculturation. A également travaillé pendant quatre années en Haiti dans les droits de l'homme pour les Nations Unies, l'Organisation des Etats Américains et l'ADF.
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BELLIER Irène, diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (1976), docteur en ethnologie et anthropologie sociale de l’EHESS (1986), directrice du LAIOS (équipe de l’IIAC, Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain, CNRS-EHESS). Auteur d’une thèse sur les rapports entre les femmes et les hommes dans la société Mai huna (Amazonie péruvienne), elle s’est orientée vers l’anthropologie des institutions et du politique pour étudier la formation des élites françaises, la diversité culturelle de la Commission européenne, les programmes d’intégration des Roms en Europe, les politiques de développement, puis le mouvement international des Peuples Autochtones, à partir de l’étude des instances onusiennes en charge des questions autochtones et de la rédaction de la Déclaration des Nations sur les Droits des Peuples Autochtones. Elle est reponsable du projet SOGIP (acronyme anglais pour «Echelles de gouvernance, les Nations-Unies, les Etats et les peuples Autochtones : l’autodétermination au temps de la globalisation»), projet de recherche comparative, global et multiscalaire sur les dimensions sociales, culturelles et politiques de la gouvernance et des droits des peuples autochtones. Elle est vice présidente du GITPA
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BELO Ernesto, est ethnologue, il prépare actuellement un doctorat à l’Université de Paris Ouest Nanterre au sein du Centre d’Enseignement et de Recherche en Ethnologie Amérindienne (EREA). Il a effectué des recherches de terrain dans le Nord-Ouest amazonien (Brésil, Colombie) et au Venezuela. Son travail porte notamment sur la manière dont les peuples de langue Nadahup [Maku] s’insèrent dans le système autochtone d’échanges du haut Rio Negro et sur les processus de hiérarchisation et marginalisation qui en découlent. Terrains : Enquête ethnographique chez les Nadëb de l’interfluve Negro-Japurá (Brésil) ; Mission d’assistance au processus d’auto-démarcation des Terres et Habitats de l’ethnie Mako du fleuve Ventuari (Venezuela) ; Enquête ethnographique chez les Hupd’äh de l’interfluve Tiquié-Papuri.
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BENGOA José, spécialiste de l’histoire mapuche, membre du groupe de travail sur les peuples autochtones des Nations Unies et ex-directeur du CEPI, commission créée en 1990 par le gouvernement Aylwin. Il a été un co-auteur du projet de principes directeurs sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme pour le Haut commissariat aux droits de l'homme. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages sur les amérindiens et les mapuche. en particulier Historia del pueblo Mapuche, Historia de los antiguos Mapuches, Historia de un conflicto, La emergencia indigena en America Latina.
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BERNARD Virginie, Doctorante en anthropologie et histoire australianistes à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et au Centre de Recherche et de Documentation sur l’Océanie à Marseille (CREDO) sous la direction de Serge Tcherkézoff et Laurent Dousset. Ses recherches doctorales portent sur les revendications foncières des Aborigènes Noongars dans le sud-ouest de l’Australie Occidentale. Elle s’intéresse aux processus de construction identitaire, politique, économique, sociale et historique des Noongars.
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BERTHIER-FOGLAR Susanne, professeur des Universités, Civilisation américaine – Études amérindiennes -Dynamiques identitaires à l'Université de Savoie. Sa thèse (1995) portait sur L’intégration des Indiens du Southwest américain dans la société dominante, sous la direction de M. le Professeur André Muraire. Elle
étudie le discours identitaire des minorités, en particulier amérindiennes, leur militantisme politique, l’évolution du « droit indien » (Indian Law). Parmis ses publications Les Indiens pueblo du Nouveau-Mexique. De l'arrivée des conquistadors à la souveraineté des nations pueblo,Presses Universitaires de Bordeaux.
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BLACHE Marianne, docteur en géographie, Thèse soutenue le 20/11/2010 sur le sujet" Territoires et identités en Péninsule indochinoise: les Akha et la montagne au Laos". Elle a été soutenue à l'Université Paris 4 Sorbonne, dans le laboratoire ENEC (Espaces, nature et culture"). Elle a travaillé sur la dimension territoriale de l'identité, d'un point de vue culturel et géopolitique, et sur les liens des groupes avec des environnements particuliers, comme la montagne ou la forêt. À publié en 2004: « Les perceptions de l’environnement au Laos : images comparées d’un projet de développement dans une province du nord », Collection mémoires et documents de l’UMR PRODIG, Grafigéo 2004-28, Paris et en 2005: « Des perceptions différenciées de l’environnement : le cas d’une aire de conservation nationale de biosphère au Laos, dans la province multiethnique de Luang Namtha », communication au deuxième congrès international du Réseau Asie, 28-30 septembre 2005, Paris. |
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BOCCARA Guillaume, Chargé de Recherche au CNRS. Ses axes de recherche sont les suivants: Anthropologie historique des zones frontières durant l'époque coloniale, processus d'ethnogenèse et d'ethnification; Anthropologie de l'Etat Multiculturel, Ethno développement et mouvements indiens dans le Chili et l'Argentine de la post-dictature; Anthropologie de la globalisation, culture du néolibéralisme, ethno-gouvernementalité, "gestion" de la différence culturelle et incorporation de la culture et de l'ethnie à l'économie
politique globale des agences multilatérales de développement. Il a notamment publié en 1998 : Guerre et Ethnogenèse Mapuche dans le Chili Colonial. L'invention du Soi. Paris/Montréal, Editions L'Harmattan, France.
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BOIDIN Capucine, Doctorat en Lettres et sciences humaines, Maître de conférences en anthropologie à l’IHEAL, chargée de cours de Guarani à l’INALCO, membre du CREDAL. Ses thèmes de recherches sont : Indiens dans la guerre du Chaco, revendications linguistiques Guaranis, métissages et mémoire de guerre. Parmi ses publications : Avec Luc Cadevila et Nicolas Richard, Les guerres du Paraguay aux XIXème et XXème siècles, Paris, CoLibris, 2007 et Paraguay, Regards des Amériques, n°11, Juin-Octobre 2005, codirection avec Olivier Allard. |
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BONILLA Oiara, Docteur en anthropologie sociale et ethnologie (2007) et post-doctorante associée au Centre d’enseignement et de recherche en ethnologie amérindienne. Elle est actuellement post-doctorante au Programa de Pós-gradução em Antropologia Social, Museu Nacional, de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro. Après une première expérience ethnographique chez les Javaé de l’Ilha do Bananal (Tocantins, Brésil) elle a réalisé sa recherche doctorale auprès des Paumari du moyen cours du Rio Purus, sud-ouest de l’Amazonie brésilienne et a soutenu sa thèse sur la cosmologie paumari et ses relations avec le système socio-économique régional, tel qu’il existe depuis l’avènement du caoutchouc. Depuis 2009, elle poursuit ses recherches de terrain, afin d’approfondir l’analyse des rituels, de la cosmopolitique paumari et de ses relations avec les politiques publiques. Depuis 2010, elle est membre fondateur du Coletivo Purus, un réseau qui réunit chercheurs, ONGs, membres d’organismes gouvernementaux et populations traditionnelles qui travaillent ou vivent dans la région du Rio Purus, Amazonie brésilienne.
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BORDIN Guy, docteur en océanographie (université de Brest), en ethnologie (université de Paris Ouest Nanterre) et diplômé en langue et culture inuit de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Paris). Il est chercheur associé au Cerlom (Centre d’étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde –Inalco) et au GDR Mutations Polaires. Il a effectué de nombreux séjours dans l’Arctique inuit. Ses sujets d’étude portent globalement sur les relations entre langue et culture. Il a publié de nombreux articles dans des revues anthropologiques, portant notamment sur la nuit et sur la perception du temps chez les Inuit. Il donne des cours de langue et ethnologie inuit à l’Institut des hautes études de Belgique (Bruxelles) et à l’Inalco (Paris). Il a coréalisé trois documentaires avec Renaud De Putter (J’ai rêvé en 2006, Daphné, éloge du lointain en 2009 et Circe’s Place en 2011), et vient de publier le livre On dansait seulement la nuit. Fêtes chez les Inuit du nord de la Terre de Baffin, Société d’ethnologie, Nanterre (2011).
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BOUQUET -ELKAIM Jérome, avocat, docteur en droit public spécialiste du droit à la terre et à l'environnement, il a développé ses activité à l'international et dans les DOM-TOM, notamment pour le compte de différentes communautés autochtones : Namibie, Guatemala, Nouvelle-Calédonie ( mine Goro Nickel), Canada, Niger ( mine Areva -Arlit). Ces activités l'ont amènés à pratiquer le contentieux international des droits de l'homme devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, le Comité des Droits de l'Homme des Nations Unies, la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme, etc.
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BREDILLET-SIMON Sophie est juriste, spécialisée en droits des minorités. Elle a travaillé plusieurs années pour le Secrétariat de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l’Europe. Elle a publié de nombreux articles sur les droits des minorités, notamment ceux rattachés à l’usage de la langue maternelle/minoritaire, la sauvegarde de la diversité linguistique, l’enseignement des langues minoritaires /autochtones et l’intégration via les politiques linguistiques. Ses recherches doctorales ont porté sur une étude de droit comparé entre la protection des minorités en Europe et en Amérique et ont été centrées sur la situation des minorités et peuples autochtones au Canada, au Costa Rica, en Espagne, en France, en Lituanie et au Paraguay. Elle a par ailleurs réalisé des recherches et séjours sur le terrain visant à appréhender les conditions de vie des peuples autochtones de Norvège, Suède, Finlande et Fédération de Russie (Caucase et Sibérie).
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BRUNOIS Florence, ethnologue, est chercheur au CNRS, Laboratoire d'anthropologie sociale. Elle a mené de 1994 à 1997 une recherche de terrain chez les Kasua en Nouvelle-Guinée. Engagée dans la lutte contre la déforestation de leur territoire, elle contribue en 2005 à la création de l'une des premières réserves volontaires officielles de Nouvelle-Guinée régie par les savoir-être et savoir-faire locaux. Elle a publié Le jardin du casoar, la forêt des Kasua, Savoir-être et savoir-faire écologique. Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Paris.
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BRZEZINSKI LINS Maria Lucia Navarro , docteure en droit international (Université d'Etat de Rio de Janeiro - UERJ), est actuellement Professeure à l'Université Fedérale de l'Integration Latino-américaine (UNILA). Elle effectue des recherches dans le domaine de l'environnement, des ressources en eau, le droit et les relations internationales et a publiée des livres: "Direito Internacional da água doce: fontes, regimes jurídicos e efetividade", Curitiba: Juruá, 2012; "Água doce no século XXI: serviço público ou mercadoria internacional?" São Paulo: Lawbook, 2009. |
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BUFFETRILLE Katia, ethnologue et tibétologue à l’École pratique des Hautes Études et membre du Centre de recherche sur les civilisations de l’Asie orientale (CRCAO). Ses travaux portent sur les rituels « populaires », leurs fonctions dans la société et les changements qu’ils connaissent dans le Tibet contemporain. Elle s’intéresse particulièrement aux pèlerinages autour des montagnes sacrées, thème qui a été le sujet de sa thèse, ainsi qu’à un rituel dédié aux divinités locales (lurol) et qui n’existe que dans une dizaine de villages de l’Amdo (région traditionnelle nord-est du Tibet). Elle se rend au Tibet, pratiquement tous les ans, pour une période de plusieurs mois, depuis 1985. Parmi ses dernières publications : Authenticating Tibet. Answers to 100 China Questions (avec A.M. Blondeau, University of California Press, 2008) ; Revisiting Rituals in a Tibetan Changing Context (Brill 2012). Elle est directeur de la revue online Études mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines (emscat.revues.org)
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BUSTAMENTE Gonzalo. Licencié en Psychologie à l'Université de La Frontera, Temuco, sud du Chili. À travaillé auprès des communautés et organisations politiques du peuple Mapuche en tant que psychologue communautaire dans plusieurs champs de la question autochtone au Chili, notamment dans des initiatives en éducation interculturelle bilingue, en droits des enfants autochtones, en santé interculturelle et en défense des droits des peuples Autochtones. Acuellement il prépare un doctorat en Sciences sociales appliquées de l'Université du Québec en Outaouais, Canada, sous la direction du professeur Thibault Martin Ph.D. Sa recherche porte sur l'application du droit de consentement préalable, librement donné et éclairé des peuples Autochtones devant des projets extractifs au Canada et en Amérique Latine. Il est co-fondateur et coprésident de la première organisation étudiante de l'Université du Québec en Outaouais consacré à la question Autochtone.
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CAIUBY NOVAES Sylvia, docteur en anthropologie de l'Université de Sâo Paulo (Brésil) est Professeur titulaire au département d'anthropologie de cette université. Depuis trente ans, elle mène des recherches chez les Indiens Bororo du Mato Grosso (Brésil) sur lesquels elle a publié deux livres : "Mulheres, Homens e Herois - dinâmica e permanência através do cotidiano da vida bororo", USP, 1986 et "The Play of Mirrors" The University of Texas Press, 1997 et plusieurs autres articles. Elle a été Professeur invitée au Musée du Quai Branly et à l'University d'Oxford (Grande Bretagne). Elle a fondé le Laboratoire d'image et son en anthropologie de l'université de Sâo Paulo, fait un post-doctorat à l'université de Manchester (Angleterre) et à l'université de Saint-Andrews en Ecosse. Ses projets actuels portent sur l'image, outre ses aspects graphiques et visuels, sur son potentiel quant à l'expression de l'histoire, le relation entre le passé et le présent, la visualisation de ce qu'elle garde de la vie sociale et culturelle d'une société, comment elle est marquée par l'oeil qui la produit. Elle a travaillé sur des essais photographiques sur les sociétés indigènes du Brésil."
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CAMARGO Éliane, docteur en ethno-linguistique est membre associée à l’EREA, Centre Enseignement et Recherche en Ethnologie Amérindienne (EREA, UMR 7186) du LESC-CNRS. Elle étudie trois cultures amérindiennes d'Amazonie et leurs langues: l'apalaï, le cachinawa et le wayana. Elle coordonne et réalise des travaux autour des langues, de la sauvegarde et de la transmission du patrimoine de ces cultures. Elle est membre du bureau de direction de Tekuremai, une association qui a pour objectif de promouvoir et préserver les cultures et les langues des groupes minoritaires amérindiens du bassin amazonien. Parmi ses publications elle a publié en 2007 avec Mataliwa Kulijaman, Kaptëlo, l'origine du ciel de case et du roseau à flèches chez les Wayana, CTHS.
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CAPIBERIBE Artionka, Docteur en Anthropologie Sociale du Museu Nacional /UFRJ. Professeur d'anthropologie au Département des Sciences Sociales à L'École de Philosophie, Lettres et Sciences Humaines de l'Universidade Federal de São Paulo (EFLCH-UNIFESP). En 2006-2007 a été rattachée au Centre d'Enseignement et de Recherche en Ethnologie Amérindienne (EREA) par une bourse de recherche CAPES. Depuis 1996, développe des recherches de terrain parmi les Palikur, population amérindienne qui habitent la région frontalière Brésil / Guyane française (Amazonie brésilienne), abordant surtout des sujets qui concernent des transformations sociales, tel que l'évangélisation religieuse chrétienne et les transformations dans le domaine des relations économiques locales. Les dernières années, ses intérêts se sont retournés vers le thème des pertes de droit fondamentaux qui subissent les peuples autochtones au Brésil
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CARPENTIER Julie est doctorante en ethnologie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, membre du Centre EREA du LESC et chercheur associée à l’IFEA. Son thème de recherche porte sur les enjeux identitaires qui s’articulent autour des projets de tourisme communautaire en Amazonie équatorienne. Elle s’intéresse plus particulièrement aux rôles et aux discours des différents acteurs impliqués dans cette activité (qu’ils soient autochtones ou allochtones, concernés ou intéressés) ainsi qu’aux stratégies économiques, politiques et culturelles de la mise en scène touristique.
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CARNEIRO DA CUNHA Manuela, Docteur de l'université de Campinas (état de Sao Paulo, Brésil). Professeur d'anthropologie et de sciences sociales à l'université. A travaillé sur les cultures indigènes amazoniennes, le retour en Afrique de l'ouest, au XIXème siècle, des esclaves libérés, l'histoire de la législation et de la politique brésiliennes concernant les peuples indigènes, depuis le XVIème siècle jusqu'à nos jours, histoire centrée sur l'ethnicité, l'histoire et le mythe. Elle a été très impliquée dans la question des droits des Indiens du brésil. Elle dirige à présent un projet pilote, multidisciplinaire, sur la durabilité de l'extraction des réserves et l'ethnoscience amazonienne. Parmi ses récentes publications : Avec Mauro ALMEIDA : "Indigenous people, Traditional people and conservation in the Amazon" 2000, - "In Brazil : Burden of the Past, Promise of the Future , Deadalus, Journal of the American Academy of Sciences, 129 (2),315-338, 2001, Role of UNESCO in the Defense of traditional Knowledge in P.Seitel ed.Safeguarding traditional Cultures :A global Assessment, Washington DC, Smithsonian/UNESCO.
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CARRIN Marine, Anthropologue, Directrice de recherche au CNRS, spécialiste de l'anthropologie de l'Inde, de l'anthropologie des savoirs et du rituel. Approche des interférences du politique et du religieux. Deux terrains d'enquête: les "tribus" du Centre -est de l'Inde et le culte des bhûta au Karnataka. Elle assure un enseignement sur l'Asie du Sud au Centre d'Anthropologie sociale. A travers ces deux terrains, elle s'intéresse surtout actuellement à l'anthropologie des savoirs et à l'analyse du rituel dans une perspective inspirée par les approches cognitives. Néanmoins, l'analyse du symbolisme est pour elle inséparable d' une construction identitaire. C'est pourquoi, elle tente d'explorer les mécanismes qui permettent d'analyser l'autonomisation des populations subalternes sur la longue durée en prenant en compte l'émergence des discours indigènes, l'histoire des mouvements religieux et les ritualisations de l'événement.
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CAUBET Christian Guy, Professeur Titulaire du Département de Droit / Centro de Ciências Jurídicas, de l’Universidade Federal de Santa Catarina –UFSC- (Brésil). Spécialiste de questions juridiques et politiques liées à l’étude des ressources en eau, brésiliennes (droit interne) et de Droit International Public et d’hydropolitiques internationales. Depuis 1985, il est Chercheur de niveau IA, du CNPq: Centro Nacional da Pesquisa Científica e Tecnológica. |
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CAUVIN VERNER Corinne, docteur en anthropologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, chercheuse associée au Centre d’Histoire Sociale de l’Islam Méditerranéen. Sa thèse, Au désert. Une anthropologie du tourisme dans le Sud marocain, a été publiée aux éd. L’Harmattan en 2007 avec une préface d’Alban Bensa. Sur le tourisme, elle a également publié des articles dans le Journal des Africanistes, « Les objets du tourisme, entre tradition et folklore : l’impasse des catégories » (2006), Civilisations, « Les Hommes bleus du Sahara ou l’autochtonie globalisée » (2009), les Cahiers d’études africaines, « Du tourisme culturel au tourisme sexuel : les logiques du désir d’enchantement » (2009) et L’Année du Maghreb, « Le tourisme sexuel vu du Sahara marocain, une économie de razzia » (2010). Au Maroc, où elle réside depuis 2000, elle a réalisé cinq films documentaires.
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CASTEJON Vanessa est une angliciste française qui enseigne à l'Université Paris-Nord (Paris 13) et est membre du CRIDAF (Centre de recherches interculturelles sur les domaines anglophones et francophones). Le sujet de sa thèse, soutenue en 2002, était " Les Aborigènes et le système politique australien: marginalisation, revendications politiques, aboriginalité". Ses thèmes de recherches sont: Australie, Aborigènes, Mémoire, Identité, Postcolonial, Droits de l'Homme, Politique, Image de l'Autre, Egohistoire. Elle a publié en 2005: Les Aborigènes et l'apartheid politique australien, L'Harmattan.
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CESARD Nicolas, docteur en Anthropologie (EHESS) est chercheur associé au laboratoire d’Ecoanthropologie et ethnobiologie (CNRS/Muséum National d’Histoire Naturelle). Ses thèmes de recherche portent sur les transformations sociales, la gestion des ressources naturelles, les relations hommes-animaux (ethnoentomologie) en Asie du Sud-Est (Bornéo, Indonésie), en Amazonie et en France. Il a précédemment conduit des recherches et/ou enseigné à l’IRD, au CIFOR (Center for International Forestry Research), à l’université de Lyon/CCSTI et à l’université Paris 8. Il est cogestionnaire du site de l’Association Française pour la Recherche sur l’Asie du Sud-Est : www.afrase.org.
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CHASSIN Joëlle, agrégée de lettres et chercheure en histoire, membre associé de l'équipe de recherche "Mondes américains" (CNRS) et attachée à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique latine (IHEAL, Université Sorbonne Nouvelle-ParisIII). Ses recherches portent sur la période des indépendances et les dynamiques de politisation dans le Pérou du XIXe siècle, sur l'histoire des concepts politiques dans le monde ibéro-américain et la problématique des transferts culturels entre Europe et Amérique. Elle est codirectrice des collections sur la péninsule Ibérique et l'Amérique latine et des collections Questions autochtones et Horizons autochtones du GITPA (à L'Harmattan). Elle a participé à de nombreux projets, congrès internationaux et livres collectifs.
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CLAUDOT-HAWAD Hélène, anthropologue et linguiste, directrice de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique, membre de l’Institut de Recherches et d’Etudes sur le Monde Arabe et Musulman (IREMAM, Aix-en- Provence) où elle est responsable du Pôle de Recherches en Anthropologie Sociale du Maghreb et du Sahara. Ses travaux concernent principalement la société touarègue, bien qu'elle ait travaillé également sur d'autres espaces culturels. Dans une démarche comparative, elle s'est intéressée aux différentes régions du monde touareg, qu'elles soient rattachées à l'Algérie, au Mali, au Niger, au Burkina Faso ou à la Libye. Elle a étudié en particulier les modèles complexes de l'organisation socio-politique et leurs transformations historiques, les valeurs, l'identité et les représentations de cette société dans leur aspect dynamique, les manières différentes d'envisager le présent et le futur dans une période troublée, la question des droits de l'homme dans les formations politiques moderne.
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CLOUD Leslie. Juriste, diplômée en droit international public de l’Université Panthéon-Sorbonne. Elle réalise actuellement un doctorat en droit public à l’IHEAL, relatif à la reconnaissance des droits des peuples autochtones au Chili et en Argentine depuis les indépendances et à son impact sur l’évolution du droit ainsi que l’organisation et les caractères de l’Etat. Ses recherches portent sur les droits des peuples autochtones, leur histoire juridique, les traités auprès des nations autochtones, le pluralisme juridique, les systèmes juridiques autochtones, les modes de gouvernance autochtone, l’Etat de droit, la justice constitutionnelle ainsi que les fondements du Droit. Elle est membre du projet SOGIP, projet de recherche comparative, global et multiscalaire sur les dimensions sociales, culturelles et politiques de la gouvernance et des droits des peuples autochtones. |
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COLLOMB Gérard Chargé de recherche CNRS, LAIOS, Maison des Sciences de l’Homme. Thèmes de recherche Histoire, identité, ethnogenèse chez les Amérindiens de Guyane française et du Surinam. L’espace politique kali’na (Guyane, Surinam), dans le contexte colonial et post-colonial. Institutions, politique, sociétés multiculturelles : à partir de la Guyane. Il a publié, entre autre, avec Alexis Tiouka, Na'na Kalina, une histoire des Kali'na de Guyane. |
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CLOUTIER Édith, née d’une mère algonquine et d’un père québécois; elle connaît très jeune la dualité qui sépare les peuples. En 1989, bachelière de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), elle devient, à l’âge de 23 ans, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. Cet organisme a comme principale mission de contribuer au mieux-être des Autochtones à Val-d’Or et d’améliorer les relations entre Autochtones et non-Autochtones. Aussi engagée sur le plan régional, provincial et national, Édith Cloutier préside le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec, qu’elle représente auprès de l’Assemblée des premières nations du Québec et du Labrador ainsi qu’auprès de l’Association nationale des centres d’amitié.
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COSTE Cyril, Avocat, docteur en droit et anthropologie du droit sur la question des patrimoines culturels des peuples autochtones face à la propriété intellectuelle, expert sur la question de la protection des savoirs traditionnels autochtones, notamment en relation avec les droits de propriété intellectuelle et le phénomène de la biopiraterie. Il suit de près la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique de 1992 et du protocole de Nagoya de 2010 sur l'accès aux ressources génétiques et le partage des avantages qui en résulte. Il est membre du Collectif pour une alternative à la biopiraterie sous l'égide des ONG France-Libertés, ICRA et Paroles de Nature.
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COUNORD Noëlle,doctorante en anthropologie à l'EHESS de Paris et à l'Université Laval à Québec, rattachée aux laboratoires du LAS et du CIERA. Dans le cadre de son travail de thèse, elle s'intéresse à la thématique des relations au territoire en lien avec une poétique de l'habité chez les Gujjars de l'Himalaya indien occidental. Originaires de l'Asie Centrale, les Gujjars sont présents sur une large partie de l'Inde du Nord où ils sont divisés en différents sous-groupes ; ceux vivant en Himalaya indien occidental sont des pasteurs éleveurs de buffles et d'obédience musulmane. L'intérêt est ainsi porté sur l'organisation sociale reposant sur le système tribal - dont les valeurs centrales sont celles du prestige, de l'autorité et de l'égalitarisme - et sur l'ensemble des dynamiques contemporaines liées notamment à la classification en tant que scheduled tribe par le gouvernement indien.
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CRAWHALL Nigel, docteur en sociolinguistique, diplomé de l' Université de Mc Gill, et des Universités du Zimbabwe et de Cape Town, il a été Project manager au South African San Institute. Il est directeur du Secrétariat du Comité de coordination des organisations autochtones d'afrique (IPACC), basé à Cape Town, Afrique du Sud. Il est un consultant occasionnel de l'UNESCO Section de la culture, Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel. Il a été directeur du programme culturel de l'Institut sud-africain pour les San.
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CREMIN Émilie, Doctorante depuis 2008 en Géographie à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, rattachée aux laboratoires LADYSS et au Centre d’études himalayennes – CNRS. Sa thèse porte sur les interactions entre sociétés et milieux dans la plaine alluviale du Brahmapoutre, dans le Nord-Est de l’Inde, plus précisément sur la tribu Mising appartenant au groupe tibéto-birman des « Tani » de l’Himalaya oriental ayant migré au cours des siècles vers la plaine. Il s’agit donc de comprendre comment la tribu Mising ajuste ses modes de subsistance dans un territoire comportant de fortes contraintes. Ces conditions sont notamment liées aux aléas hydro-géomorphologiques, mais aussi aux relations entre les Misings, les autres groupes socio-culturels et les différentes structures de l'Etat. Ses thèmes de recherche sont : Inde, Castes et Tribus, Société et Milieux, Savoirs géographiques autochtones, Paysages culturels, Territoires et identités, Inégalités socio-spatiales et Revendications territoriales.
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CROSSMAN Sylvie. Ses parents étant enseignants à Raiatéa, l'île sacrée des Polynésiens, Sylvie Crossman a grandit parmi les maohi. Angliciste de formation, elle a été élève de l'Ecole normale supérieure. En 1985, elle part. en Australie, à Sydney, où elle crée le poste de correspondant du journal Le Monde. C'est à cette époque qu'elle découvre le continent et les aborigènes. Cinq ans plus tard, Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou, son compagnon, font découvrir aux français l'art aborigène à travers une exposition à Paris (La Villette). C'est la première exposition sur la peinture australienne en France. Avec une série d'expositions aux quatre coins de France, le couple tente de favoriser le dialogue entre les 'beaux savoirs' de ces indigènes et nos savoirs scientifiques. Pour continuer dans cette dynamique, ils fondent en 1996 une maison d'édition : Indigène, qui compte environ soixante-dix titres. Sylvie Crossman en est directrice éditoriale. Ensemble, ils écrivent 'Enquête sur les savoirs indigènes' en 2001 et 'Les Clés de la santé indigène' en 20044.
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DARIS Josée, doctorante en droit à l’Université du Québec à Montréal. Sa thèse porte sur l’administration de la justice autochtone. Elle réalise une étude de cas de la Bolivie dans laquelle elle privilégie la recherche-action. Elle détient une maîtrise en pratiques de recherche et action publique de l’Institut national de la recherche scientifique. Elle est aussi membre-étudiante du Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS). Ses intérêts de recherche portent sur le droit international, les normes autochtones et les théories du droit. Elle a de l’expérience en planification, en réalisation et en évaluation de projets de recherche internationaux en contexte autochtone. Depuis 2011, elle agit à titre de consultante/chercheure-étudiante avec différents délégués autochtones, avocats et professeurs de la Colombie, de la Bolivie et de la Guyane française pour la promotion et la défense des droits autochtones. Elle coopère également en tant que consultante avec le DOCIP - lors des sessions annuelles de l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies à New York. |
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DAVIAU Steeve est doctorant en anthropologie à l’Université Laval. Il vit au Laos depuis 12 ans et maitrise précisément la langue et l’écriture lao. Il a travaillé et de recherché sur l'espace social minoritaire laotien et a collaboré à divers projets auprès des acteurs du développement et de la recherche incluant les bailleurs de fonds multilatéraux, le PNUD, la coopération bilatérale, les ONG internationales, et les partenaires gouvernementaux de divers secteurs aux niveaux national, provincial et district. Il a également conduit des recherches de types participatives, des suivis et évaluations de projets dans des domaines divers incluant la gestion des ressources naturelles, les processus traditionnels de migration et la relocalisation, les études d'impact de barrage hydroélectrique et de projets d'exploitation minière, les savoirs locaux, le droit coutumier, etc. Il a publié dans les revues Ethnia (2008), Indigenous Affairs (2007) et a coédité un numéro spécial avec Sarah Turner intitulé: « Fieldwork dilemmas, dramas and revelations among ethnic minority upland populations in Socialist China, Vietnam and Laos » dans Asia Pacific Viewpoint (2010). Il est également l’auteur de plusieurs rapports commandés pour le PNUD et divers organismes bilatéraux et non gouvernementaux au Laos.
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DAVENEL Yves -Marie, Docteur en anthropologie sociale de l’EHESS, Yves-Marie Davenel est chercheur associé au Laboratoire d’Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales (LAIOS-IIAC). Gestionnaire et assistant de recherche au sein du projet SOGIP, il poursuit parallèlement ses recherches sur le Kazakhstan et l’Asie centrale, région qu’il fréquente régulièrement depuis 2002. Après s’être intéressé au dialogue minorités ethniques – Etat à travers les phénomènes de renouveau culturel, identitaire et politique postsoviétiques, il questionne aujourd’hui les processus de subjectivations politiques et les pratiques associatives. Au sein de l’équipe SOGIP, ses recherches portent sur l’évolution des registres sémantiques utilisés par les instances internationales onusiennes relatifs aux discours sur les droits et revendications des peuples autochtones.
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DE KONINCK Rodolphe, géographe titulaire depuis 2002 de la Chaire de recherches du Canada en études asiatiques à l’université de Montréal. Depuis plus de quarante ans, son enseignement tout comme ses recherches portent en priorité sur le Sud-Est asiatique. Parmi ses publications, qui concernent surtout les enjeux agricoles et environnementaux, on compte plus de 200 articles et une quarantaine de livres, dont 20 à titre d’auteur. Ceux-ci comprennent Malay Peasants Coping with the World, Singapour, ISEAS, 1992; L’Asie du Sud-Est, Paris, Armand Colin, 3e éd., 2012; Gambling with the Land. The Contemporary Evolution of Southeast Asian Agriculture, Singapour, NUS Press, 2012 (avec J.-F. Rousseau). R. De Koninck est membre de la Société royale du Canada depuis 1990 et récipiendaire, notamment, d’une bourse Killam (1991 et 1992) et du prix Jacques-Rousseau (interdisciplinarité) de l’ACFAS (1998).
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DE LARGY HEALY Jessica, Anthropologue franco-australienne, Chargée de la recherche au Département de la recherche et de l’enseignement du musée du quai Branly, affiliée au Centre de Recherche et de Documentation sur l’Océanie (CREDO, Aix-Marseille Université, CNRS, EHESS http://www.pacific-credo.fr/index.php?page=jessica-de-largy-healy). Elle a soutenu en 2008 une thèse (Université de Melbourne/EHESS) sur un projet d’archivage numérique des savoirs aborigènes en Terre d’Arnhem, dans le nord de l’Australie. Elle a publié de nombreux articles sur la peinture rituelle, l’art et l’usage des nouveaux média par les Yolngu de la Terre d’Arnhem. Ses travaux récents portent sur les transformations des modes de figuration et de transmission des savoirs religieux et de façon plus large sur les nouvelles images rituelles des Aborigènes du nord de l’Australie.
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DELÂGE Denys, professeur au département de sociologie de l'Université Laval. Il y enseigne les méthodes de recherche et le travail d'enquête, de même que l'histoire des Amérindiens, domaine principal de ses publications Il travaille sur l'histoire des réseaux d'alliance franco et anglo amérindiens, qui furent centrés à Montréal. Il a publié Le Pays renversé, Amérindiens et Européens en Amérique du Nord-Est 1600-1664 qui lui a valu le Prix Lionel Groulx du meilleur livre d'histoire et le prix John Porter du meilleur livre canadien de sciences sociales. Il vient de terminer une étude sur la justice coloniale et les Amérindiens, d'abord sous le régime français à Québec, puis sous le régime anglais au Canada (1760-1820). Il dirige les mémoires de maîtrise et les thèses de doctorat d'une vingtaine d'étudiants. Il est membre de l'équipe de recherche Autochtonie et gouvernance de l'Université de Montréal.
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DELANOÉ Nelcya, Née à Casablanca, agrégée et docteur d'état, Nelcya Delanoë est historienne de l'histoire des États-Unis, avec pour champ particulier l'histoire des Indiens dans l'histoire américaine.
Elle s'est spécialisée dans l'analyse de l'histoire coloniale et de ses rapports avec la démocratie (France, États-Unis). Elle a publié notamment: L'entaille rouge, terres indiennes et démocratie américaine, coll. Terre Indienne, Albin Michel, 1992, Poussières d'empires, PUF, 2002 et Voix indiennes, voix américaines, Les deux visions de la conquête du Nouveau Monde, Albin Michel, 2003.
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DELMET Christian, anthropologue, chargé de Recherche 1ère classe (CNRS) retraité,
membre de l’équipe de Paris du CEMAf ( Centre d'étude des mondes africains), a été responsable de l'antenne du CEDEJ (Centre d'études et de documentation économique, juridique et sociale ) à Khartoum de 1998 à 2002 et
membre de la commission d'enquête internationale sur l'esclavage, les enlèvements
et le travail forcé au Soudan en 2002 ( US State Department, Bureau of African Affairs). Parmis ses thèmes de recherche: Droit foncier et agriculture traditionnelle,
Systèmes de parenté et de mariage, Islam et religions africaines, Relations interethniques, Construction de l'Etat. Son terrain est le Soudan, il s'intéresse à la politique menée des gouvernements de Khartoum et de Juba à l'encontre des peuples du Nord et du Sud du Soudan.
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DEROCHE Frédéric docteur en droit public, ingénieur d'étude à l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques et membre associé du Centre de Recherche en Droit et Science Politique à l'Université de Bourgogne. Il a commencé à s'intéresser à la problématique des droits des peuples autochtones en 1998 dans le cadre de sa thèse de doctorat intitulée "Les peuples autochtones et leur relation originale à la terre : un questionnement pour l'ordre mondial". Dans le cadre de ses travaux, il a participé aux différents groupes de travail consacré aux peuples autochtones organisés par le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme à Genève. En 2006, il a codirigé un ouvrage consacré à "La nouvelle question indigène. Peuples autochtones et ordre mondial". Au sein de l'université de Bourgogne, il a coordonné de 2003 à 2007 avec Jean-Claude Fritz, Gérard Fritz et Raphaël Porteilla, le programme de formation en droits de l'homme pour les peuples autochtones du monde francophone, réalisé en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et l'UNESCO.
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DESBIEN Caroline, Professeure au Département de géographie de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en géographie historique du Nord. Elle détient une maîtrise et un doctorat de l’Université de la Colombie-Britannique (Vancouver, Canada). Ses recherches portent sur les territorialités des peuples Eeyou, Inuit et Innu du Nord québécois, et sur les relations interculturelles en contexte de développement des ressources, en particulier le développement hydroélectrique. Elle s’intéresse également aux impacts des activités industrielles et des changements territoriaux sur les femmes autochtones, et aux dynamiques de l’urbanité chez les Inuit et les Premières Nations. Elle est l’auteure du livre «Power from the North : territory, identity and the culture of hydroelectricity in Quebec» publié chez UBC Press (2013) et de nombreux articles scientifiques publiés en français et en anglais. Elle est Commissaire à la Commission de toponymie du Québec, conseillère scientifique au Musée de la civilisation de Québec et membre du Bureau de direction du réseau de recherche DIALOG.
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DEVALUY Michelle, professeur d’anthropologie à l’Université d’Alberta. Ethnolinguiste spécialisée dans la langue inuktitut, elle est membre du comité d’organisation de l’École doctorale internationale pour les études des sociétés arctiques, une collaboration unique entre des chercheurs et des habitants du Grand Nord. Elle est l’auteur de nombreux essais et d’un film remarqué, « Anaulataq, jouer pour ne pas perdre ».
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DEYCARD Frédéric, docteur en sciences politiques. Sa thèse de doctorat, soutenue en 2011, analyse les dynamiques des mobilisations dans les mouvements de rébellion Touaregs au Niger. Son travail privilégie une approche « par le bas » et une contextualisation socio-historique des conflits ; ses recherches portent sur la microsociologie des combattants et des ex-combattants, la culture politique des hommes en armes, les mobilisations au sein des groupes armés au Sahel, et les représentations symboliques des rébellions. Depuis 1997, il a effectué de nombreux séjours dans la région de l’Aïr, au Nord du Niger, et de manière plus générale, dans le Sahel. Depuis 2011, il est chercheur associé au LAM et travaille comme consultant en anthropologie sociale et en analyse des conflits, auprès d’organismes de recherche comme l’Oxford Program for Human development Initiative (OPHI), le Small Arms Survey (Genève) ou le Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité (GRIP, Bruxelles), pour lesquels il a conduit des recherches de terrains au Tchad et au Niger. Parmi ses publications : Le Sahel : une région à l’importance internationale croissante (in, Le Sahel en crises, La Documentation française, 2012), Political culture and Tuareg mobilizations : rebels of Niger (in Understanding collective political violence, Palgrave Mc Millan, 2011), Le Niger entre deux feux (in Politique Africaine, 2008).
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DJAMA Marcel. anthropologue et chercheur au Cirad. Il est rattaché au département « environnements et sociétés » et à l’unité mixte de recherche « marchés, organisations, institutions et stratégies d’acteurs ». Il travaille plus précisément sur l’analyse des politiques économiques, l’analyse des organisations et la gestion de l’environnement. Il est membre du Groupe de recherche sur les enjeux sociaux comptemporains en Nouvelle Calédonie. Il est l'auteur en 2009 de Politiques de l'autochtonie en Nouvelle-Calédonie. In: Autochtonies. Vues de France et du Québec. Québec (Canada),Laval, et en 2008. Multifonctionnalité de l'agriculture en Nouvelle-Calédonie. In: Groupe Polanyi, La multifonctionnalité de l'agriculture. Une dialectique entre marché et identité. Paris, Quae.
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DODIN Thierry, a fait des études de tibétologie, d’ethnologie et de religions comparées à Göttingen, Cologne et Bonn (Allemagne). Il est attaché à l’Université de Bonn. Il est l’auteur ou l’éditeur de nombreux ouvrages et articles scientifiques. Lié au Tibet Information Network à Londres en tant que conseiller, puis membre du commité de gestion et finallement Directeur exécutif. Il a créé à sa fermeture en 2005 TibetInfoNet, qu’il dirige encore à ce jour. Expert des régions himalayennes entre l'Afghanistan, la Birmanie et les confins mongols, il y a surtout travaillé sur des sujets contemporains et l’histoire récente. Il est aussi averti dans le monde bouddhiste en général et le sud-est asiatique en particulier.
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DOUSSET Laurent. Maître de conférences à l’EHESS et directeur du Centre de recherche et de documentation sur l’Océanie à Marseille (CREDO), il effectue ses recherches anthropologiques en Australie depuis 1992. Ses travaux portent sur divers aspects de la vie sociale des Aborigènes du bloc culturel du Désert de l'Ouest. Il s’intéresse à la parenté et à l’organisation sociale, aux contacts culturels, aux transformations sociales, à la propriété foncière, aux droits coutumiers et aux problèmes de leur reconnaissance, en particulier dans le cadre des revendications foncières, et à la diffusion de traits culturels entre groupes ethniques. Depuis 2010 il travaille également au Vanuatu sur les problèmes et conflits qui résultent de l’acquisition foncière par des étrangers, ainsi que sur l’histoire locale du sud de Malakula. Il a publié de nombreux articles, majoritairement en Anglais, ainsi que plusieurs ouvrages.
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DOVERT Stéphane, historien et politologue est le fondateur de l’Institut de Recherche sur l’Asie du Sud-Est Contemporaine (Bangkok). Il a publié sous son nom ou le pseudonyme de Gabriel Defert plus d’une dizaine d’ouvrages sur la région parmi lesquels Timor Est : Le génocide oublié (L’Harmattan, 1992), L’Indonésie et la Nouvelle-Guinée-Occidentale (L’Harmattan, 1996), Réfléchir l’Asie du Sud-Est (Les Indes Savantes, 2004) ou Les Rohingya de Birmanie (Aux Lieux d’Être, 2007). Il travaille notamment sur les droits et les identités des peuples autochtones, les relations centres/périphéries et les réécritures nationalistes de l’histoire en Asie du Sud-Est. Il est aujourd’hui conseiller de coopération à l’Ambassade de France en Malaisie.
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DROUAIRE-MARSAUDON Françoise est anthropologue, membre du Centre de recherche et de documentation sur l’Océanie (CREDO), directrice de recherche au CNRS et directrice de la Maison Asie-Pacifique (Marseille). Spécialiste des sociétés polynésiennes, elle a accompli plusieurs enquêtes de terrain à Tonga, Wallis et Futuna (Polynésie occidentale).Son dernier ouvrage, codirigé avec B. Sellato et C. Zheng, est Dynamiques identitaires en Asie et dans le Pacifique.
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DREYFUS-GAMELON Simone, Anthropologue américaniste, spécialiste des systèmes de parenté et de l’organisation sociopolitique des sociétés de basses terres d’Amérique du sud (Amazonie brésilienne et guyanaise). Directrice d’études (professeur) chaire "Ethnologie de l’Amérique du Sud" , à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris (retraitée). Directrice pédagogique de la FRA. (Formation à la Recherche en Anthropologie de l’EHESS) 1971-1981, Fondatrice et ancienne directrice de l’Equipe de Recherche en Ethnologie Amérindienne (EREA.) du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), Co-fondatrice et vice-présidente de la branche française de « Survival international » 1979-1999. Elle est Présidente du GITPA. Elle est Chevalier de la Légion d'Honneur.
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DRUGUET Aurélie, docteur en Anthropologie de l’Environnement du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris et co-fondatrice d’AnthropoLinks, un bureau d’étude associatif dont l’objectif est de valoriser l’anthropologie et les apports de la recherche auprès des collectivités et des entreprises. Au cours de sa thèse, intitulée
« De l’invention des paysages à la construction des territoires » (sous la direction de Marie Roué), elle s’est intéressée aux projets de conservation et de patrimonialisation de la biodiversité et des paysages de terrasses agricoles, ainsi qu’aux impacts sociaux, territoriaux et culturels de telles initiatives, par une approche comparative entre deux régions fortement contrastées : les Cévennes gardoises (France) et la Province Ifugao (Philippines). Elle participe en tant qu’experte déléguée par le Muséum d’Histoire naturelle auprès de la CDB aux réflexions sur la question des savoirs locaux. Actuellement, dans le cadre d’AnthropoLinks, elle s’intéresse plus spécifiquement aux interrelations entre industries extractives et populations locales / peuples autochtones.
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DUARTE Carlos, enseignant chercheur d'anthropologie à l'Université Icesi (Cali - Colombie). Doctorante en sociologie à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine ( IHEAL). Intitulé de la recherche : Autonomie indigène, ethnicité, et capitalisme. Limites structurelles et interprétations divergentes des droits ethniques dans le multiculturalisme et les mécanismes de décentralisation participative. Il travaille dans la Minga de de résistance sociale et le Congrès des Peuples en Colombie. Il est membre du groupe de communication populaire et LaDirekta (http://ladirekta.org) et du Medvedkino (Web site de anthropologie audiovisuelle en Colombie).
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DUEZ-ALESANDRINI Sylvain, militant associatif, depuis 1986, au sein du Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan), ONG française fondée en 1978, il coordonne sa commission « Droit international et peuples autochtones ». Depuis 1990, il accompagne des délégations autochtones aux rencontres organisées aux Nations Unies, mais aussi à l’UNESCO. Il a participé à plusieurs missions de terrain dans plusieurs territoires autochtones (Canada, États-unis, Mexique, Guatemala, Norvège, Moyen orient...) et a travaillé en tant que coordinateur international de l’ONG autochtone, le Leonard Peltier Defense Committee (LPDC) au Kansas, USA, de 1999 à 2001. En novembre 2003, il a été nommé expert des Nations Unies pour le « Séminaire sur l'Administration de la justice et les peuples autochtones », organisé à Madrid, par le Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones et le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme de l’ONU. Il s’intéresse également à la question des droits des peuples sous domination française et à l’histoire de la colonisation en France, notamment en Kanaky. |
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DUMONT RENARD Marie Lucia, professeur agrégé d'anglais, docteur en civilisation américaine, MCF, enseignante à l'Université de Cergy- Pontoise depuis 2005, elle est spécialiste des Indiens Navajos dont elle a étudié la transmission de la culture et de la langue. Elle participe également aux travaux du CRTF ( Centre de recherche textes et francophonie). Ses publications portent sur les identités culturelles et sur les formes d’esclavage.
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DUMOULIN KERVRAN David est sociologue, enseignant à l'Université Sorbonne Nouvelle (IHEAL) et chercheur au CREDA (UMR 7227). Il travaille sur l'action collective, à la croisée entre la mobilisation en faveur des populations indigènes en Amérique latine (Christian Gros et David Dumoulin Kervran (éds.), Le multiculturalisme au concret en Amérique latine. Un modèle latino-américain ?, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2012, 460p.), les politiques environnementales et l'analyse des réseaux transnationaux (David Dumoulin et Marielle Pépin-Lehalleur (dir.) Agir-en-réseau : modèle d'action ou outil d'analyse ? (Presses Universtaires de Rennes, 2012, 255 p). Ayant également publié sur les dialogues de savoirs vis-à-vis de la Biodiversité, il réalise plusieurs terrains en dehors de l'Amérique latine, dont celui-ci sur la France, et se rapproche des études des sciences.
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DUPUIS Marion, ingénieure d’études dans le cadre du programme de recherche international sur les droits de Peuples autochtones SOGIP : Scales of Governance, the United Nations and Indigenous Peoples : http://www.sogip.ehess.fr. Elle est diplômée d’histoire et Sciences sociales (Rennes II/1993) et en sciences de l’information (INTD-CNAM/2005). Elle a collaboré au Web documentaire « Des peuples autochtones francophones en mouvement », co-production du GITPA et de l'UNESCO, 2008. Elle est actuellement responsable de la mise en place d’un système de veille et de diffusion de l’information dans le cadre du programme SOGIP (ERC 249236) qui inclut notamment site web, blog veille collaboratif et intranet documentaire.
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DURAND Frédéric, maître de conférences-HDR à l’université Toulouse II-Le Mirail et chercheur à l’Institut de Recherche Asiatique (IrAsia CNRS 7306). Géographe spécialiste des questions d’environnement, il a particulièrement travaillé sur le Centre Vietnam, l’Indonésie et le Timor Oriental. Une thèse sur la déforestation tropicale, puis des recherches sur les sociétés asiatiques l’ont amené à effectué de nombreuses mission en Asie du Sud-Est depuis 1990. Frédéric Durand s’est notamment intéressé à la place et au rôle des populations locales dans la gestion des espaces naturels, aux pratiques foncières et à l’essor de l’agriculture. Ses principales publications traitant des peuples autochtones sont : 42 000 ans d’histoire de Timor-Est, Arkuiris, 2009 ; Agriculture, environnement et sociétés sur les Hautes terres du Viêt Nam (en co-édition avec R. De Koninck et F. Fortunel), Arkuiris-IRASEC, 2005 ; Les forêts en Asie du Sud-Est, recul et exploitation : le cas de l'Indonésie, L’Harmattan, 1994.
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DUTERME Bernard, Sociologue et journaliste, directeur du CETRI - Centre tricontinental (Louvain-la-Neuve) et de la collection Alternatives Sud (Paris). Chercheur-enseignant à l'Université centro-américaine de Managua de 1989 à 1992. Chargé des relations avec le Mexique et l'Amérique centrale pour une ONG belge de 1992 à 2000. Coordinateur de la Plateforme européenne d'appui à la CONAI, instance de médiation dans le processus de paix du Chiapas, Mexique (1995-1998). Auteur, coauteur ou coordinateur de multiples ouvrages sur les rapports Nord-Sud, les mouvements sociaux et les peuples indigènes, dont État des résistances en Amérique latine (2011), Turismo, identidades y exclusion (2008), Déforestation : causes, acteurs et enjeux (2008), Expansion du tourisme : gagnants et perdants (2006), Movimientos y poderes de izquierda en America latina (2006), L'avenir des peuples autochtones - Le sort des premières nations (2000), Indiens et zapatistes (1998).
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EPELBOIN Alain, Ethnologue, médecin, vidéographe, spécialisé dans les domaines de l'anthropologie du corps, de la santé, de la maladie, du malheur et du « guérissage » et de l’anthropologie appliquée à la santé individuelle et publique. Ses principaux terrains anthropologiques « en veilleuse et/ou actifs », dans l'ordre chronologique, sont : - le Sénégal oriental depuis 1976: Peuls, Malinkés, Tendas de la région de Kédougou, malades et guérisseurs ; - l'agglomération urbaine de Dakar depuis 1979, Joal depuis 1993 : populations en limite de subsistance, habitants de la décharge à ordure de Dakar-Pikine, malades, guérisseurs et soignants médico-sociaux, personnes vivant avec la séropositivité… ; - l’Afrique centrale : Pygmées et Villageois forestiers, malades et guérisseurs, en République centrafricaine depuis 1980, soit une quinzaine de missions, trois missions au Gabon entre 2006 et 2008, - les épidémies de fièvre hémorragique à virus Ebola et Marburg en Afrique centrale (Cuvette Ouest de la République du Congo février, juin et décembre 2003, juillet 2008, Angola 2005, République démocratique du Congo 2007 et sept 2012).
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ERIKSON Philippe, professeur d’ethnologie à l’Université Paris Ouest Nanterre, vice-président de la société des Américanistes de Paris (depuis 2008). Spécialiste de la famille ethnolinguistique pano, il a longuement enquêté chez les Matis d’Amazonie brésilienne (20 mois de terrain entre 1984 et 2006) et les Chacobo d’Amazonie bolivienne (24 mois entre 1991 et 2011). En 2007, il a séjourné brièvement chez les Cashinahua du Pérou et a également pratiqué l’ethnologie en entreprise en France, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne (12 mois de terrain entre 1991 et 2004). Ses travaux portent essentiellement sur l’organisation sociale et la construction des identités collectives chez les Pano ; la relation homme-animal en Amazonie ; les dimensions symboliques de la culture matérielle (masques, sarbacanes) ; le travail rituel sur le corps (ornements, tatouages, chamanisme) .
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FACHE Elodie, docteure en anthropologie et membre associé du Centre de recherche et de documentation sur l’Océanie à Marseille (CREDO), elle effectue des recherches en Australie depuis 2007. Ses travaux explorent d’un point de vue critique la rencontre entre acteurs, valeurs, pratiques et systèmes de savoirs autochtones et occidentaux dans le cadre de projets locaux et de politiques publiques combinant des objectifs de développement économique, de conservation environnementale et d’empowerment autochtone. Son ethnographie de la gestion communautaire des ressources naturelles en Terre d’Arnhem, dans le Territoire du Nord, est associée à une analyse des contextes régional, national et international. Depuis 2008, elle enseigne également l’anthropologie à Aix-Marseille Université.
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FARGET Doris, docteure en droit des Universités de Montréal et d’Aix-Marseille. Elle est actuellement stagiaire postdoctorante au Département d’anthropologie de l’Université McGill et détentrice d’une bourse de recherche du FQRSC. Ses travaux portent sur le discours et sur les représentations des juges régionaux de protection des droits humains lorsqu’ils sont saisis d’affaires soumises par des communautés autochtones ou Roms/Tsiganes. Elle s’intéresse notamment à la construction du discours et aux représentations de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, en matière de territoire et de mode de vie et analyse aussi le processus d’émergence, au sein de cette institution, du droit collectif de propriété sur les territoires ancestraux. Cette recherche l’a conduite à faire des séjours d’observation aux audiences publiques de la Commission et à collaborer avec deux communautés autochtones au Québec.
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FAUGERE Elsa, chargée de recherche en anthropologie à l'INRA (Institut de recherche en agronomie). Ses recherches se situent dans le cadre d’une anthropologie économique et politique de la conservation et de l’exploration scientifique de la biodiversité sur 3 axes de recherche: le business de la biodiversité, la construction des savoirs scientifiques naturalistes, les politiques internationales en matière de biodiversité. Son terrain actuel consiste à étudier les grandes expéditions naturalistes contemporaines organisées par le Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, l'ONG Pro-Natura International et l'IRD (au Vanuatu, à Madagascar, au Mozambique, etc.
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FAURE Damien cinéaste, il réalise son premier documentaire sur la Papouasie Occidentale en 2001. Ce film, "West Papua", s'intéresse au conflit qui sévit depuis 40 ans en Nouvelle-Guinée Occidentale. Oublié des médias, le peuple Papou lutte pour sa survie face aux militaires indonésiens, le film obtient le Prix spécial du jury au festival du film des Droits de l’Homme de Paris en 2003. Suite à ce tournage, il publie l’article « La guerria oubliée des Papous » dans le Monde Diplomatique d’août 2002. Fort de cette notoriété, Il réalise "Sampari", (co-produit avec France TV) le deuxième documentaire sur le sujet qui s’intéresse au combat diplomatique des Papous à l’ONU, lors de l'Instance permanente sur les questions autochtones en 2007 . En 2010, ARTE lui offre l’opportunité de réaliser un troisième film sur cette problématique Papoue : « La Colonisation oubliée ». Un coffret DVD de ses trois films sur la Papouasie Occidentale sortira à la fin de l’année 2011 aux éditions aaa production.
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FER Yannick, chargé de recherche, CNRS, Groupe sociétés, religions, laïcités (GSRL). Diplômé de Sciences Po Bordeaux et docteur de l’EHESS en sociologie, il étudie les mouvements pentecôtistes/charismatiques et les réseaux missionnaires évangéliques en Polynésie, à partir d’enquêtes de terrain réalisées depuis 1995 en Polynésie française, aux îles Cook et en Nouvelle-Zélande. Après une thèse de doctorat consacrée au pentecôtisme en Polynésie française, il s’est intéressé en particulier aux reconfigurations actuelles des relations entre identités, individus et territoires au sein des courants charismatiques influencés par la théologie du « combat spirituel » et aux effets politiques des mobilisations évangéliques. Membre du programme de recherche ANR MYSTOU (« Conceptions de l’individu et conditions d’implantation des protestantismes évangéliques : Europe, Maghreb, Arctique, Océanie ») dirigé par C. Pons (CNRS, IDEMEC), il a notamment édité en 2009, avec G. Malogne-Fer, Anthropologie du christianisme en Océanie (Paris, L’Harmattan, coll. Cahiers du Pacifique Sud contemporain).
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FILOCHE Geoffroy, docteur en droit de l'Université de Nantes. Chargé de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD-UMR GRED). Il est actuellement affecté à l'Instituto de Estudos Socio-Ambientaïs (IESA) de l'Université Fédérale de Goiàs (UFG, Brésil). Il travaille sur les dynamiques juridiques et anthropologiques induites par les régimes de protection et de valorisation de la biodiversité et par les politiques de reconnaissance de la diversité culturelle. Il a publié en 2007, Ethnodéveloppement, développement durable et droit en Amazonie, Ed. Bruylant.
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FLEURY Marie est ethnobotaniste, membre du laboratoire Éco-anthropolgie et Ethnobiologie du CNRS. Ses thèmes de recherches sont la Constitution et la transmission des savoirs ,Territoires, biodiversité et productions localisées. Son terrain est la Guyane française. Parmi ses recherches actuelles figurent: l’agriculture sur brûlis, les produits forestiers non ligneux et l’artisanat chez les Amérindiens wayana, les plantes médicinales (Aluku, Wayana), les ressources forestières chez les Amérindiens Kali’na. |
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FONTAINE Guillaume est enseignant chercheur à la Faculté Latino Américaine de Sciences Sociales (FLACSO) à Quito (Équateur), organisme international spécialisé dans l´enseignement de troisième cycle, crée sous le haut patronage de l´UNESCO. Docteur en Sociologie (Sorbonne Nouvelle) et directeur de recherche en Science Politique (Sciences Po), il étudie depuis plusieurs années les questions relatives aux politiques énergétiques et à la gouvernance démocratique en Amérique latine. Il est notamment l´auteur de Gaz et pétrole en amazonie, conflits en territoires autochtones. Collection Horizons autochtones, L'Harmattan ( 2011).
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FOYER Jean, Doctorat en sociologie à l’Institut des Hautes Etudes d’Amérique Latine, thèse sous la direction d’Yvon Le Bot : « Diversité naturelle et culturelle face aux défis des biotechnologies : enjeux et controverses au Mexique. Il a co- dirigé, avec Christian Gros, le programme "Gouvernance économique des peuples autochtones en Amérique latine" mené par différentes équipes de chercheurs basés en France et en Amérique latine et financé sur un contrat de la Banque Interaméricaine de Développement.
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FURNISS Susanne, ethnomusicologue, Directrice de Recherches au CNRS rattachée au laboratoire Éco-anthropologie et ethnobiologie du CNRS-Museum National d'Histoire Naturelle. Après ses débuts en RCA, elle travaille depuis 1999 au Cameroun. Ses recherches portent sur les musiques traditionnelles des populations pygmées et de leurs voisins. En RCA, elle a travaillé sur la musique des Aka de la Lobaye ; au Cameroun, elle travaille sur l'interaction musicale et rituelle des Baka avec leurs voisins Nzimé, Bangando et Kwelé, d'une part, et des Gyéli avec leurs voisins Ngoumba et Mabi de l'autre. Elle est co-éditrice de l'Encyclopédie des Pygmées Aka et de nombreux articles sur les musiques aka et baka. Elle dirige des thèses à l'Université de Paris Ouest Nanterre. |
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GALLOIS François-Philippe, réalisateur de documentaires, auteur du film « Les Pygmées Bagyéli à la Lisière du Monde ». Suite au tournage de ce film il devient membre actif du FONDAF, association qui scolarise 150 enfants Pygmées Bagyéli à Bipindi, au Sud du Cameroun. Depuis 2009 : secrétaire général du FONDAF. Cette scolarisation des Bagyéli se fait actuellement dans un contexte d'industrialisation (concessions minières, agro-industries, construction du port en eau profonde de Kribi)
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GADEA Elise, Doctorante en anthropologie à l’IHEAL, Institut des Hautes études de l'Amérique Latine, ses recherches portent sur l’institutionnalisation du pluralisme juridique en Bolivie. Où vont se cristalliser les conflits émanant de la coordination entre justice dite occidentale et justice dite indigène? Comment seront-ils résolus ? Elle s’intéresse à la mise en place d’un système juridique qui vise à concilier une pluralité de logiques culturelles différentes. Comment l’État accorde plus de légitimité aux pratiques indigènes et dans quelles mesures les communautés indigènes acceptent le contrôle étatique? Elle est boursière de l'IFEA (Institut Français des Études Andines) pour 2013-2014.
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GAGNÉ Natacha, Anthropologue, Professeur adjoint au département de sociologie et d’anthropologie, Université d’Ottawa. Elle est membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS) et du Centre interuniversitaire d’études et de recherches sur les autochtones (CIÉRA). Elle s’intéresse aux identités, aux questions autochtones, à l’autonomie et à la citoyenneté chez les Maaori de la Nouvelle-Zélande et les Tahitiens de Polynésie française. En plus de nombreux articles, elle est co-auteure du livre Autochtonies : vues de France et du Québec paru aux Presses de l’Université Laval (2009) et de Visages de la souveraineté en Océanie paru chez L'Harmattan (2010).
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GASCON Alain. Géographe (Université Paris 1), éthiopisant et somalisant (INALCO). Professeur émérite à l’Institut français de géopolitique de l’Université Paris 8 et membre du Centre de recherche et d’analyse géopolitique. Rattachement secondaire au Centre d’études africaines (EHESS/IRD). Professeur invité (2005) au Hiob Ludolf Zentrum für Äthiopistik et collaborateur de l’Encyclopaedia Aethiopica (Université de Hambourg). Auteur d’articles dans Hérodote, Outre-Terre, Aethiopica, Autrepart, Sécurité globale…, il a participé à de nombreux colloques et publié deux livres: La Grande Éthiopie, une utopie africaine et Sur les hautes terres comme au ciel. Identités et territoires en Éthiopie. Il travaille sur les tensions géopolitiques à différentes échelles, les représentations sociales et culturelles et les recompositions territoriales en Éthiopie et dans la Corne de l’Afrique.
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GÉLINAS Claude. Docteur en anthropologie (Université de Montréal, 1998), est professeur à la Faculté de théologie, d'éthique et de philosophie de l'Université de Sherbrooke. Spécialiste de l'histoire des populations amérindiennes du Canada et des Andes, il s'intéresse plus particulièrement, depuis 1994, à l'histoire sociale et économique des Atikamekw de la Haute-Mauricie. Ses recherches actuelles portent également sur les systèmes religieux autochtones. Auteur de Les Autochtones dans le Québec post-confédéral. |
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GENTELET Karine, docteur en sociologie de l'Université de Montréal. travaille au Centre de Recherche en droit public dans le cadre du projet "Peuples Autochtones et Gouvernance"; projet pour lequel elle agis à titre de coordonnatrice mais aussi chercheure associée. Ses domaines de recherche sont la sociologie et l'anthropologie du droit, l'étude du changement social, des relations entre les groupes minoritaires et l'état, et plus particulièrement dans l'étude des revendications territoriales et politiques des groupes autochtones de l'est du Canada. Elle est responsable du dossier "Droits des autochtones" pour Amnistie international Canada.
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GERGAUD Sophie, Études d'ethnologie à l'Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, puis elle s'est spécialisée en anthropologie visuelle en suivant la formation initiée par Jean Rouch. Parallèlement à la rédaction de sa thèse, soutenue en 2008, elle continue ses recherches de terrain sur les réserves amérindiennes aux Etats-Unis et s'intéresse, notamment, au statut des terres tribales et aux mouvements de revendications territoriales. Depuis 2005, elle s'intéresse également au cinéma et aux médias communautaires amérindiens. Son premier long métrage documentaire, Lakota Land – Terre de survie, 2009, rend compte du mouvement de récupération des terres par les Lakota ainsi que des initiatives locales de développement micro-économique. Elle préside le Festival Ciné Alter'Natif, visant à promouvoir les diverses expressions cinématographiques et audiovisuelles amérindiennes.
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GERMONT-DURET Céline, docteur en sciences politiques de l'Institut universitaire de hautes études internationales et du développement, Genève. Sa thèse de doctorat porte sur l'impact des projets de développement sur les peuples autochtones. Celine est Maître de conférences à l’Université John Moores de Liverpool, Royaume-Uni. Ses recherches portent sur le discours du développement, le développement durable, la politique du changement climatique et la globalisation culturelle. Elle est l'auteur de "Banque mondiale, peuples autochtones et normalisation”, publié en 2011 chez Karthala, Paris
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GILBERT Jérémie, enseignant à l’Université de l’Est de Londres (University of East London) au Royaume Uni. Il est juriste spécialisé sur les questions de droit fonciers pour les peuples autochtones. Sa plus récente publication est l’ouvrage Nomadic Peoples and Human Rights (Routledge, 2014). Il fait partie du bureau consultatif de Minority Rights Group International et l’International Work Group for Indigenous Affairs. Il travaille actuellement beaucoup dans la région du basin du Congo sur des questions relatives aux droits des peuples a disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles.
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GIRARD Camil, docteur Histoire (Sorbonne, 1982), professeur-chercheur associé à l’Université du Québec à Chicoutimi. Il anime le Groupe de recherche sur l’histoire (1982) histoire (GRH-UQAC), est chercheur invité à l’Institut national de recherche scientifique (INRS-Culture et Société) Équipe Migration des Jeunes et fait partie de l’Observatoire Jeunes et Société auprès du même institut. Il est professeur régulier au Centre interuniversitaire d’études et de recherche sur les Autochtones (CIÉRA, Université Laval). Ses champs d’intérêt sont : l’Histoire régionale, les dynamiques culturelles comparées –rural, village, peuples autochtones- Jeunes et migration, Peuples autochtones / alliances et autonomie – perspective comparée internationale (Mexique, Bésil).
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GLOWCZEWSKI Barbara, Directrice de recherche au CNRS, Docteur ès lettres et Sciences humaines, membre du Laboratoire d'Anthropologie Sociale (http://las.ehess.fr/index.php?1716), compare la situation des Aborigènes d'Australie avec celle d’autres groupes subalternisés et invisibilisés par leur histoire. Douze années de terrain notamment avec les Warlpiri du désert central (1980's), les Yawuru et leurs voisins du Kimberley (1990's) et les habitants de Palm Island (Adjunct Professor à James Cook University, depuis 2004). Auteur de neuf livres (Les Rêveurs du désert, Rêves en colère, Le défi indigène. Entre spectacle et politique, Guerrriers pour la Paix. La condition politique des Aborigènes vue de Palm Island) et de très nombreux articles sur la pensée réticulaire (mythes, rites, art, création onirique) et les transformations sociales, culturelles et politiques des Aborigènes d’Australie. Elle est coauteur avec Laurent Dousset et Marie Salaün de Les sciences humaines et sociales dans le Pacifique Sud terrains, questions et méthodes.
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GODELIER Maurice, Anthropologue, Ecole Normale Supérieure de Saint Cloud,
agrégé de philosophie,
chef de travaux à l'EHESS auprès de Fernand Braudel puis Maître-assistant de Claude Levi-Strauss.
De 1982 à 1986 directeur scientifique au CNRS, responsable du département des Sciences de l'homme et de la société.
En 1975, il est nommé directeur d'études de l'EHESS. Maurice Godelier est un spécialiste des sociétés d'Océanie. Outre ses recherches sur l'Océanie, illustrées par de nombreuses publications et la production de films. Il a écrit de nombreux articles dans les revues nationales et internationales et il est l'auteur de nombreux ouvrages en particulier La production des Grands hommes. Pouvoir et domination masculine chez les Baruya de Nouvelle Guinée. Editions Fayard (1982). Prix de l'Académie française.
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GONZALEZ Véronica, diplômée en Relations Internationales au Mexique, doctorante en Sociologie à l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine et à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris. Depuis 2003 elle s’intéresse aux aspects internationaux des questions autochtones et notamment à l’interaction entre les échelles internationale et locale. Ses travaux de recherche ont porté, dans un premier temps, sur l’analyse de l’impact de l’aide international au développement sur les communautés autochtones au Mexique (Chiapas), pour se focaliser, ensuite, sur l’étude de l’évolution d’un domaine international autochtone dans le système des Nations unies. Elle est membre du programme SOGIP.
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GROCHAIN Sonia,docteure en sciences sociales,membre de l'IAC, L'Institut agronomique néo-Calédonien, Activités de recherche: Responsabilité sociale d’entreprise, études d’impacts et transformations de la ruralité.Elle a publié entre autre: «Les dynamiques sociétales du projet Koniambo ». Editions IAC, septembre 2013, 206 p et participé au documentaire: «La sous-traitance minière sur le projet Koniambo ». Film documentaire, CNRT-Nickel et son environnement, novembre 2012, 26 minutes. |
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GROS Christian, Professeur de sociologie à l’Université de Paris-III, Institut des Hautes études de l’Amérique latine- IHEAL, depuis 1992 habilité à diriger des thèses en sociologie, université de Paris-III. Directeur du 3° cycle, "Etudes des Sociétés latino-américaines" de l’IHEAL Directeur adjoint de l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine (1983-1993). Il a publié de trés nombreux articles et ouvrages dont en particulier "Pour une sociologie des populations indiennes et paysannes de l’Amérique latine", Paris, l’Harmattan, 1997) et coordonné les dossiers suivants des Cahiers des Amériques latines "Amazonies indiennes, Amazonie nouvelle (1997), Identité et couleurs en Amérique latine”(1994), "Questions indiennes : changement social et identité culturelle”(1992). Il a dirigé le programme "Gouvernance économique des peuples autochtones en Amérique latine" mené par différentes équipes de chercheurs basés en France et en Amérique latine et financé sur un contrat de la Banque Interaméricaine de Développement.
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GROS Stéphane. Anthropologue et sinologue, chargé de recherche au C.N.R.S (Centre d'Études Himalayennes), Stéphane Gros conduit ses enquêtes essentiellement dans la province du Yunnan en Chine du sud-ouest depuis le début des années quatre - vingt - dix.Sa thèse a examiné les logiques de reproduction sociale et les relations de pouvoir entre les Drung, une minorité d'essarteurs de langue tibéto-birmane, et leurs plus puissants voisins Han, Tibétains, Lisu, et Naxi. Il a publié plusieurs articles sur les questions de relations interethniques, de classification ethnique, de représentations des minorités en Chine. Il est l’auteur d’une monographie sur la minorité Drung (La Part manquante, Nanterre : Société d’ethnologie, à paraître 2011) et co-éditeur d’un ouvrage sur la majorité Han (en anglais, T.S. Mullaney, J. Liebold, S. Gros et E. Vanden Bussche (éds.), Critical Han Studies, Berkeley : University of California Press, à paraître 2012). Ses travaux en cours le long de la bordure sino-tibétaine s’intéressent plus particulièrement aux questions d’ethnicité, de patrimonialisation, et de conversion au christianisme.
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GUERREIRO Antonio s’est spécialisé sur l’ethnologie et les langues du monde austronésien, particulièrement à Kalimantan (Bornéo). Il a été chargé de mission et consultant en Malaisie orientale sur les Orang Ulu (Kayan,Kenyah,Kajang,Penan du Sarawak…). Il a effectué des enquêtes en Malaisie péninsulaire, chez les Orang Asli et les Malais, également à Sumatra, en pays Minangkabau. Pendant son séjour au département d’Anthropologie de l’Université nationale de Tôkyô, il mené des enquêtes de terrain à Okinawa (île d’Iriomoté, entre 1992-1995). Il est chercheur, membre de l’Institut de Recherches sur le Sud-Est asiatique (IRSEA, CNRS-Université de Provence, UMR 6571, Marseille) et de l’Icom-France ; secrétaire-général de la Société des Etudes euro-asiatiques.
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GUEVARA Ana, anthropologue argentine-chilienne, elle achève sa thèse intitulée « Les Mapuche et leur mémoire (Chili- Argentine) : rituel, paysage, jeux de ficelle » au Laboratoire d’Anthropologie Sociale de l’EHESS. Sa recherche porte sur les contextes sociopolitique de tensions environnementales (exploitation forestière, tourisme…) où les politiques de la mémoire se présentent comme un enjeu majeur. Elle interroge alors différents supports (culture matérielle, ethnographie, documents) afin de mieux comprendre les relations qui s’établissent, dans la tradition Mapuche, entre la représentation de l’espace et les pratiques liées à la mémoire. Elle a travaillé également au Chili sur des projets de développement local (ong, Etat..) avec les populations autochtones et paysannes. Depuis 2012, elle est chercheuse associée au projet Emergences « Jeux de ficelle : aspects culturels et cognitifs d’une pratique à caractère mathématique », U. Paris 7 Diderot.
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GUNBERT Marc, avocat australien devant les tribunaux depuis plus de 40 ans et anthropologue diplômé de l'Université de Sydney.Il soutenu un doctorat en Sociologie Juridique du Laboratoire d'Anthropologie Juridique Université de Paris I. Ma thèse, "La Horde Imaginaire" a été défendue en 1983 à Paris sous un jury comprenant professoral comprenant : Michel Alliot, Etienne Le Roy, Peter Lawrence ( professeur et chef du Département d'anthropologie, Université de Sydney, Gough Whitlam (ancien Premier ministre australien dont le gouvernement origine législation aborigène australien des droits fonciers en 1976, et son compatriote de professeur en droit constitutionnel australien.)Auteur du livre, " Neither Justice nor Reason », une analyse juridique et anthropologique des droits fonciers des aborigènes", ainsi que de nombreux articles sur des sujets connexes et ai donné des conférences en Australie, en France, en Italie et ailleurs.
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GUYADER Frédérique, Doctorante en anthropologie à l'Université de Provence Aix-Marseille I, et membre de l'IrAsia, consacre ses travaux à l'influence du tourisme à Lijiang (Yunnan, Chine). Son travail de terrain s'axe sur les politiques touristiques élaborées par les gouvernements - local et national- ainsi que sur les implications de la mise en scène touristique au niveau identitaire. L'étude des discours officiels et officieux permet également la mise en évidence de distorsion entre acte et réalité. Elle est par ailleurs membre du bureau de l'Association Française des Anthropologues et a co-dirrigé le numéro "Formations et devenirs anthropologiques" du Journal des Anthropologues.
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HAVARD Jean - Pierre, à crée l'association Solidarité Guyane, qui agit notamment pour la santé des populations locales, en étudiant les taux de mercure présent dans le sol. Jean-Pierre Havard est devenu un observateur reconnu de la région du Haut Maroni (dans le sud du pays) grâce à de multiples séjours effectués là-bas depuis 15 ans. Son immersion parmi les populations Wayana et Teko en a fait un consultant pour des scientifiques et différents médias. Il a participé à de nombreuses conférences en France et à l'étranger. Il est intervenu dans des documentaires comme La Fièvre de l'Or, Dirty Paradise.
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HAYS Jennifer, travaille avec les communautés San au Botswana et en Namibie depuis 1998,
en tant que chercheur et en tant que consultant dans le domaine de la création
et l’évaluation de projets d’éducation et initiatives au sein des communautés.
Sa thèse de doctorat en anthropologie (State University of New York, Albany,
2007) examine les questions liées à la transition des enfants et les jeunes des
Nyae Nyae Ju|’hoansi au système d’éducation formel. Ses publications récentes et domaines de recherche explorent les questions liées aux droits des autochtones et à l’éducation, les savoirs autochtones, et les droits à la terre ainsi que les moyens de subsistance économique. De 2007 à 2010, elle a obtenu une bourse de recherche en études comparatives autochtones, dans le département d’archéologie et d’anthropologie sociale à l’Université de Tromsø, en Norvège. Elle est membre du programme SOGIP
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HÉBERT Martin, professeur agrégé au Département d'anthropologie de l'Université Laval. Ph.D., Montréal, 2001. Anthropologie des conflits, des violences et de la paix; imaginaires sociaux; foresterie autochtone; mouvements autochtones des Amériques; Mexique, Guatemala, Québec. Depuis ses premières recherches de terrain menées chez les Tzeltales de la Selva lacandona (Chiapas, Mexique), ses travaux se sont orientés selon deux grands axes : l’étude anthropologique de la mobilisation politique et une réflexion sur les conditions et la nature de la paix entendue comme justice sociale.
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HELLY Denise, professeure titulaire à l'Institut national de recherche scientifique. Formée en anthropologie (PH.D La Sorbonne, 1975), sociologie, science politique et sinologie (École des Langues Orientales, Paris), elle a pour intérêts de recherche les politiques d’immigration, le statut des minorités ethniques et nationales, les théories de la citoyenneté et du nationalisme, les politiques de pluralisme culturel, le multiculturalisme canadien, les régimes de relation entre État et religion, le statut des minorités religieuses et l'insertion des musulmans en Europe et en Amérique du Nord, et le pluralisme juridique. Elle a publié dix ouvrages en son nom et trois ouvrages collectifs et une cinquantaine d’articles en particulier sur les minorités nationales en Chine, le multiculturalisme canadien, l'histoire des idées de nation et citoyenneté.
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HIRT Irène, Docteure en géographie de l'Université de Genève. Sa thèse s'intitule Redistribuer les cartes: Approche postcoloniale d’un processus de cartographie participative en territoire mapuche (Chili). Irène Hirt est actuellement chercheure postdoctorale (bourse Marie Curie) à l'Université Laval, au Québec, où elle collabore avec le département de géographie et le département des sciences géomatiques. Ses travaux portent sur les enjeux sociaux et politiques de la cartographie pour les peuples autochtones, dans le contexte des revendications autochtones relatives à la terre, au territoire et aux ressources naturelles et de la réappropriation des savoirs géographiques autochtones. Les pays dans lesquels elle effectue présentement ses recherches sont le Canada et la Bolivie.
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JABIN David, anthropologue, il prépare actuellement un doctorat à l’Université d’Orléans et à l’Université de Paris Ouest Nanterre au sein du Centre d’Enseignement et de Recherche en Ethnologie Amérindienne (EREA). Il a effectué des recherches de terrain au Panama, en Guyane française, et surtout en Bolivie, pays dans lequel il a vécu pendant quatre ans. Après s’être intéressé à l’ethnobotanique, il a dirigé ses recherches vers l’anthropologie politique. Ses recherches doctorales portent notamment sur l’esclavage et les rites funéraires chez les yuqui, peuple de l’Amazonie bolivienne. Il s’intéresse également au contact entre Yuqui et missionnaires, à l’anthropologie de la parenté et à la transmission des savoirs locaux et plus largement à l’ethnohistoire des populations de langue tupi-guarani.
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JEAN Simon, doctorant au département Ethnologie-Anthropologie de l’EHESS sous la direction d’Alban Bensa et au département des Etudes Muséales de Victoria University (Wellington) sous la direction de Conal McCarthy. Ses recherches doctorales se concentrent sur le rôle des restes humains et particulièrement des toi moko (têtes séchées Māori) au sein de leurs groupes d’origines. Après un master achevé en 2010 sur la procédure de déclassement de ces collections anthropologiques au sein des diverses institutions françaises, la valorisation patrimoniale de ces restes humains par la communauté Māori est au cœur de ses actuels travaux. Une collaboration pérennisée avec le programme de recherche sur les restes humains, Karanga Aoteaora Repatriation Programme, situé au musée national Te Papa Tongarewa (Wellington) a pu se mettre en place après plusieurs voyages en Nouvelle Zélande depuis 2009. Lauréat de la bourse d’excellence du fond d’amitié France-Nouvelle Zélande en 2012 et dernièrement auteur d’une publication dans la revue Museum Worlds (vol.1, 2013).
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JÉRÔME Laurent.Professeur d'anthropologie au Département de sciences des religions de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), Laurent Jérôme s’intéresse aux politiques de l’identité et de la culture en milieux autochtones contemporains à travers des thèmes comme la musique, les rituels, le pluralisme religieux, la guérison ou la transmission des savoirs. Membre du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones de l'Université Laval (CIÉRA), il a coordonné les recherches de terrain et de contenu au Musée de la civilisation en vue du renouvellement de l’exposition permanente sur les Premières Nations et les Inuit du Québec. Il a écrit plusieurs articles sur les cosmologies amérindiennes, les processus de décolonisation de la recherche ou l’importance de l’humour dans les rituels de guérison. Il a notamment publié l’ouvrage Jeunesses autochtones. Affirmation, innovation et résistance dans les mondes contemporains, Presses de l’Université Laval et Presses universitaires de Rennes, 2009.
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JOHNSON Pierre William, consultant, formateur et chercheur, a coordonné des projets de développement économique durable en Amérique latine et en Afrique de l’Ouest pour la coopération belge, le PNUD et des organisations non gouvernementales. Actuellement, il intervient en conseil et en formation sur le développement durable, notamment pour le développement de relations éthiques et durables dans les filières de produits naturels. Il est l’auteur de Biopiraterie, Quelles alternatives aux pillages des ressources naturelles et des savoirs ancestraux, Édition Charles Léopld Mayer, 2012. |
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KARPE Philippe, associé chercheur au CIRAD, ses thèmes de recherches portent sur le statut des collectivités autochtones, en particulier en Guyane française et le droit du développement durable dans les pays en développement. Il à publié en 2008 - Les collectivités autochtones - L'Harmattan. Collection "Logiques juridiques"
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KOUSSOUMNA LIBA'A Natali, docteur en Géographie de l’Université Paul-Valéry Montpellier III en France en 2008. Sa thèse a porté sur la gestion des ressources naturelles et des territoires par les éleveurs mbororo sédentarisés au Nord-Cameroun. Il a publié un ouvrage sur Les éleveurs Mbororo du Nord-Cameroun : une vie et un élevage en mutation aux Editions L’Harmattan et de nombreux articles et communications sur les questions autochtones, notamment les Mbororo de l’Afrique centrale. Il a également coordonné et participé à des projets et programmes de recherche et de développement sur les Mbororo et les problèmes environnementaux et climatiques. Membre de plusieurs comités et institutions scientifiques internationaux, il collabore à l’évaluation d’articles et d’ouvrages. Il enseigne depuis 2009 au Département de Géographie de l’Université de Maroua dans l’Extrême-Nord du Cameroun et encadre des travaux de niveau Master et thèse.
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KRADOLFER Sabine, anthropologue et sociologue, est actuellement chercheuse postdoctorale (boursière du Fonds national suisse pour la recherche scientifique) l’Université Autonome de Barcelone et à l’Université Nationale de Río Negro (Argentine). Sa thèse de doctorat, réalisée en cotutelle entre les universités de Lausanne et Paris III – Sorbonne Nouvelle, porte sur l’organisation sociale des communautés mapuche de la province de Neuquén (Argentine) : Quand la parenté impose, le don dispose. Organisation sociale, don et identité dans les communautés mapuche de la province de Neuquén (Argentine) Berne: Lang (2011). Entre 2000 et 2009, elle a travaillé à l'Université de Lausanne en tant qu'assistante diplômée, assistante docteure, professeure remplaçante et cheffe de projet de recherche.
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KULESZA Patrick, Ingénieur agronome INA Paris. Il a réalisé plusieurs films sur les Musgums (Nord Cameroun) pour lequel il a reçu en 1962 le Prix National d’Initiative des Jeunes et les Oubis (Ouest Cote d’Ivoire) en 1965. Consultant en management des entreprises, à la Compagnie Française d'Organisation de 1970 à 1973, puis chez Peat Marwick Mitchell consulting de 1973 à 1981, date à laquelle il entre chez son principal client: la Régie Renault, à la Direction de l'organisation. Il participe puis prends en charge des grands projets d'organisation de l'entreprise et deviens en 1999 Directeur de l'organisation du contrôle économique. En parallèle il s'investi en tant que militant à partir de 1987, chez SURVIVAL France dont il assure la fonction de trésorier et devient, à partir de 1990, membre du Bureau de direction et du Comité de rédaction de la revue ETHNIES. En 2002, il fonde avec des amis anthropologues, le groupe local France de IWGIA sous le nom du GITPA dont il assure depuis le rôle de Secrétaire général. Il crée et codirige chez L'Hamattan les 2 collections Questions autochtones (avec Simone Dreyfus-Gamelon) et Horizons autochtones (avec Irène Bellier). Il est membre du Bureau et Directeur exécutif du GITPA.
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IVANOFF Jacques, ethnologue au CNRS depuis 1992. Il a été le premier chercheur détaché à l’Institut de Recherche sur l’Asie du Sud-Est en 2008 en Thaïlande et travaille à plusieurs niveaux (local, régional, national…) et aux "interstices" pour comprendre les dynamiques ethniques des populations périphériques (géographiquement et culturellement). Il s’intéresse aux relations interethniques et sur les conséquences sociales et ethniques des politiques nationales et internationales d’intégration imposée par le développement d’une idéologie nationale d’Etats multiethniques. Il a vécu plusieurs années avec les Austronésiens Moken, nomades marins de l’archipel Mergui, en Thaïlande et en Birmanie. Il travaille maintenant sur les frontières, les "cartographie imaginaires", l’art, les questions de retour aux populations des données ethnologiques et s’intéresse aux migrations légales et illégales, aux mouvements de populations transfrontaliers des populations nomades et de leur résilience.
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LABRECQUE Marie France, diplômée en anthropologie sociale (PhD CUNY 1982) et professeure associée au Département d’anthropologie de l’Université Laval, Québec. Elle est co-chercheure et responsable des relations internationales au sein de DIALOG, réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones et membre du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA, Université Laval). Son approche est celle de l’économie politique féministe en anthropologie et ses recherches se sont déroulées en Colombie andine et au Mexique auprès de populations paysannes et autochtones. Parmi ses publications récentes au presses de l’Université Laval, on retrouve : Être Maya et travailler dans une maquiladora : État, identité, genre et génération au Yucatan, Mexique (2005) de même que Migration, environnement, violence et mouvements sociaux au Mexique. Dynamiques régionales en contexte d’économie globalisée (2010) (avec Manon Boulianne et Sabrina Doyon, co-directrices). Elle mène actuellement une recherche sur la migration temporaire transnationale des Mayas du Yucatan.
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LACROIX Laurent,docteur en sociologie, il analyse, depuis 1997, la situation socio-politique en Bolivie tout en centrant ses recherches sur les politiques à l’égard des peuples autochtones et la question agraire dans ce pays. Il travaille sur le mouvement autochtone, l’instauration de l’État plurinational, , les processus identitaires, la gouvernance territoriale et sur les effets des cultures d’exportation en Amérique latine. Entre 2006 et 2009, il fût coordinateur scientifique de l’équipe « Gouvernance et Genre » à l’Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) de Genève dans le cadre du programme NCCR North-South. Président de la Bolivian Studies Association (BSA/AEB), il est chercheur associé au CREDA (UMR 7227) et a obtenu, en 2009, la qualification pour exercer les fonctions de Maître de Conférence. Il est membre du projet ERC SOGIP, projet de recherche comparative, global et multiscalaire sur les dimensions sociales, culturelles et politiques de la gouvernance et des droits des peuples autochtones.
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LAFARGUE Régis, Docteur en Droit (1986) et Diplômé en Sciences Politiques. Titulaire de l'Habilitation à diriger des recherches (2000). Magistrat depuis 1984, Conseiller référendaire à la Première chambre civile de la Cour de Cassation (2002 à 2011) ; Professeur associé à l'Université de Paris Ouest Nanterre la Défense (2001-2011) ; chargé de cours au Laboratoire d’anthropologie juridique de l’Université de Paris 1 (2007-2011), il est actuellement Conseiller à la cour d'appel de Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Il a occupé en qualité de magistrat diverses fonctions dans l'Outre-mer français (Nouvelle-Calédonie de 1989 à 1994 et à la Réunion de 1998 à 2000), ainsi qu’à l'étranger (Centrafrique de 1996 à 1998). Ses expériences de terrain en tant que magistrat lui ont inspiré diverses publications qui ont toutes pour point commun l’expérience de l’interculturalité et l’approche des phénomènes normatifs. La plus récente est un ouvrage : La coutume face à son destin. Réflexions sur la coutume judiciaire en Nouvelle-Calédonie et la résilience des ordres juridiques infra-étatiques, LGDJ Lextenso éditions, coll. Droit et société, 2010, Paris, 430 pages.
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LAJOIE Andrée, Diplômée en droit et en sciences politiques des universités de Montréal et d'Oxford, Andrée Lajoie est, depuis 1968, professeur – maintenant émérite – à la Faculté de droit de l'Université de Montréal, où elle poursuit, dans le cadre du Centre de recherche en droit public dont elle a été directeur de 1976 à 1980, une carrière de recherche. Axés d'abord sur le droit constitutionnel et administratif – appliqués à des champs variés traversant le domaine urbain, et celui de la santé et de l'enseignement supérieur – ses travaux ont porté plus récemment sur la théorie du droit (pluralisme, herméneutique), induite notamment à partir de corpus de droit constitutionnel reliés notamment au rôle du pouvoir judiciaire dans la production du droit et aux droits des minorités. Ses travaux actuels portent en particulier sur les droits ancestraux des Autochtones au Canada. Ses dernières publications : Conceptions autochtones des droits ancestraux (LGDJ/Thémis, 2008); Le statut juridique des peuples autochtones au Québec et le pluralisme (Blais, 1996), Conceptions autochtones des droits ancestraux au Québec (LGDJ Paris, 2008); Le rôle des femmes et des ainées dans la gouvernance autochtone (Thémis 2009).
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LASSIBILLE Mahalia. Docteur en Anthropologie Sociale de l’EHESS de Paris, mène ses recherches sur les danses des WoDaaBe, Peuls nomades du Niger. Après avoir analysé les dynamiques identitaires à partir de leurs pratiques dansées, ce travail l’a conduite à questionner les catégories de « danse africaine » et de « danse africaine traditionnelle ». Elle étudie actuellement les danses des WoDaaBe qui prennent désormais place dans des circuits internationaux et envisage les recompositions locales qu’elles entraînent. Elle a publié plusieurs articles dont « L’homme et la vache dans l’esthétique des Peuls WoDaaBe » (L’homme et l’animal dans le Bassin du lac Tchad, C. Baroin et J. Boutrais (éds.), IRD, 1999), « La danse africaine », une catégorie à déconstruire » (Cahiers d’Etudes Africaines, XLIV (3), septembre 2004), « Danser en réseaux. Les danses des WoDaaBe, circuits internationaux et articulations locales » (Autrepart, IRD).
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LAURENT Virginie, Docteure en Sociologie (IHEAL, Paris-III), chercheuse pensionnaire à l’antenne Bogotá de l’IFÉA en Colombie. Elle est notamment l’auteure de Comunidades indígenas, espacios políticos y movilización electoral en Colombia (1990-1998) : Motivaciones, campos de acción e impactos, Bogotá, IFÉA-ICANH, 2005 et de « Indianité et mobilisations politico-électorales en Colombie. Quelle place pour la tradition dans un contexte de modernité ? », Amérique latine Histoire et Mémoire, n° 13, 2007.
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LAVANCHY Anne, docteure en anthropologie, enseigne les Etudes genre à la Maison d'Analyse des Processus Sociaux (MAPS) de l'Université de Neuchâtel, en s'inspirant des théories du postcolonialisme et des études féministes et queer. Elle a mené ses recherches doctorales sur les négociations de l'identité autochtone mapuche au Chili, en s'intéressant particulièrement aux conséquences qu'entrainent les politiques de reconnaissance dans la vie quotidienne de femmes mapuche. Elle a effectué des séjours de terrain de plus de deux ans dans le sud du Chili où elle a aussi travaillé en tant que chercheuse invitée à l'Universidad de la Frontera, à Temuco. Elle a publié en 2009 Les langages de l'autochtonie. Enjeux sociaux et politiques des négociations identitaires mapuche au Chili, Neuchâtel : Institut d'ethnologie ; Paris : Maison des Sciences de l'Homme.
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LAVERDURE Julien, doctorant en sociologie / anthropologie à l'Institut des Hautes Études sur l'Amérique Latine et à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, est titulaire d'un Master Études internationales - Études Latino-américaines. Il a étudié, à partir d'une communauté autochtone du Costa Rica, le ré-investissement culturel indien des locaux et des circulants internationaux qui les représentent. Il s’intéresse actuellement au rôle des entrepreneurs culturels qui participent au marché de l'artisanat autochtone et étudie les stratégies sociales de mise en scène symbolique, économique et politique des cultures autochtones, dans le cadre du néo-indigénisme, des économies de l'identité, et du multiculturalisme, émergents en Amérique centrale et dans l'actuelle globalisation. Il participe à plusieurs réseaux de recherche internationaux sur la sociologie et l'anthropologie du tourisme et de la patrimonialisation et apporte une expertise ponctuelle dans des projets de développement du tourisme au Costa Rica et au sud du Maroc.
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LAVERGNE Marc, Géopolitologue spécialiste du Moyen-Orient et de la Corne de l'Afrique, directeur de recherche au CNRS. Après ses études de géographie en Syrie (1973-1975) et en Egypte (1978-1980), il a dirigé plusieurs instituts de recherche français au Soudan (1982-1988), au Liban et en Jordanie (1988-1990) puis en Egypte (2008-2011). Conseiller politique et juridique de la mission tripartite de cessez-le-feu dans les monts Nouba au Soudan (2002), puis coordinateur du groupe d'experts du Conseil de Sécurité pour le Darfour (2006), il a été administrateur de l'association Médecins Sans Frontières-France (2005-2008). Il préside les associations "Recherche et ressources humanitaires" et "Vigilance Soudan".
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LAVRILLIER Alexandra, après avoir étudié le russe aux Langues O, elle découvre la Iakoutie en 1994. Elle sert alors de guide et d’interprète au photographe Marc Garanger, qui prépare son ouvrage Taïga, Terre de chamans. Après ce séjour de trois mois, elle retourne presque chaque année en Sibérie pour poursuivre ses recherches. Elle est docteur en anthropologie du Centre d’études mongoles et sibériennes, à Paris, et poursuit depuis l’obtention de sa thèse sur le nomadisme et les adaptations sédentaires chez les Évenks de Sibérie postsoviétique, des recherches à Leipzig, en Allemagne. Fondatrice de l’association Sekalan (« arc-en-ciel » en évenk), Alexandra Lavrillier a développé, grâce à une ONG allemande, un projet d’école nomade, récompensé en 2006 par le prix Rolex « pour l’esprit d’entreprise ». Mariée à un éleveur évenk des monts Stanovoï, elle maîtrise, en plus du russe, l’évenk et le iakoute.
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LEBLIC Isabelle. Ethnologue au CNRS-LACITO.Isabelle Leblic a suivi des études de sociologie et d'ethnologie à Paris V puis à l'EHESS-Paris où elle a soutenue sa thèse de troisième cycle sous la direction de Marc Augé. Elle est membre du LACITO (Laboratoire de langues et civilisations à tradition orale) à Villejuif. Parallèlement à la rédaction de sa thèse sur les systèmes techniques liés à l'exploitation de la mer, elle a entrepris en 1982 des recherches sur les sociétés de pêcheurs kanaks de Nouvelle-Calédonie.. Cela l'a conduit à étudier de plus près les politiques de développement en Nouvelle-Calédonie dans la seconde moitié du XXe siècle. De là, dès 1989, elle s'est spécialisée dans l'étude de la parenté et de l'adoption kanak, dans la région de Ponérihouen (aire paicî). Depuis une dizaine d'années, elle fait partie du bureau de la Société des Océanistes, où elle fut pendant sept ans secrétaire générale avant de devenir depuis trois ans rédactrice du Journal de la Société des Océanistes.
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LECLAIR Jean, Professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Ses domaines d’activités académiques incluent le droit constitutionnel canadien (le partage des compétences dans le fédéralisme canadien), l’histoire du droit canadien, ainsi que les Autochtones et le droit canadien. Il est membre associé du Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal et a participé au programme de recherche Autochtonie et gouvernance. Clerc auprès d’un juge de la Cour fédérale, division d’appel, 1986-1988; membre du Barreau du Québec depuis 1987. Sujets d’enseignement et de recherche: histoire du droit canadien et droit constitutionnel (partage des compétences), droits des autochtones.
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LECOMTE - TILOUINE Marie, chargée de recherche au CNRS, Milieux, sociétés et culture en Himalaya. Ses travaux traitent des représentations symboliques et de l'instrumentalisation politique des formes religieuses en Himalaya. ses travaux portent également sur le mouvement de revivalisme ethnique (Ethnic revival and religious turmoil in the Himalayas). Elle coordonne actuellement un projet ANR sur la Guerre du Peuple au Népal (Regicide and revolutionary warfare in Nepal). |
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LE BOMIN Sylvie, docteur en ethnomusicologie de l'EHESS et Maître de Conférences au Museum National d'Histoire Naturelle. Après avoir commencé sa carrière en République Centrafricaine sur la musique des populations Gbaya et Banda, elle travaille depuis 2000 au Gabon. Elle y a conduit différents programmes de recherche dont plusieurs sur l'origine et la diversité biologique et culturelle des populations pygmées du territoire. Les recherches qu'elle a menées avec ses collègues du Museum et de l'Université Omar Bongo de Libreville ont permis d'établir la première cartographie des populations pygmées du Gabon avec un inventaire de leurs langues et de leurs pratiques musicales. Les recherches de Sylvie Le Bomin sont orientés sur l'identité musicale des populations de tradition orale et des questions d'évolution musicale. Elle dispense son enseignement au niveau Master aussi bien au Museum National d'Histoire Naturelle à Paris qu'au Département d'anthropologie de l'Université Omar Bongo de Libreville. Elle est l'auteur de nombreux articles ainsi que de livres et de disques sur les patrimoines musicaux du Gabon.
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LE BONNIEC Fabien,docteur en anthropologie sociale et ethnologie, chercheur à l'IRIS/EHESS. Sa thèse: La fabrication des territoires Mapuche au Chili de 1884 à nos jours. Communautés, connaissances et État, traite des conditions d’émergence de la territorialité mapuche depuis la fin du XIXe siècle à nos jours, dans le contexte de l’incorporation de ce peuple autochtone à la nation chilienne. Elle met en exergue les pratiques des acteurs qui, dans différentes configurations historiques et sociales, ont contribué à transformer les demandes foncières formulées par des paysans métis en des revendications territoriales au nom du peuple Mapuche.
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LE CALVEZ Marc, doctorant à l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine (IHEAL/Université Sorbonne Nouvelle). Chercheur associé puis professeur associé dans le programme d’études socio-environnementales de la Faculté Latino Américaine de Sciences Sociales (FLACSO) à Quito en Equateur depuis 2006, il oriente ses recherches sur les défis de la gouvernance énergétique en Amérique du Sud en particulier dans la région andino-amazonienne. Il a notamment réalisé différentes missions de terrain en Amazonie équatorienne auprès des communautés indigènes Quichua dans le cadre du programme « Gouvernance économique des peuples autochtones en Amérique latine » financé par la Banque Interaméricaine de Développement (BID).
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LE GOUILL Claude, doctorant en sociologie de l'IHEAL, Institut des Hautes études de l'Amérique Latine, son étude porte sur les conflits entre organisations indigènes et paysannes dans les Andes en Bolivie. Depuis 2005, il travaille dans la région du Nord Potosi les thèmes des communautés indigènes, du changement social, sur les constructions identitaires ainsi que la prise de pouvoir des paysans-indigènes depuis le local jusqu'au national. Il a assuré un travail d’expertise pour la Banque Interaméricaine de Développement (BID) sur le projet Gouvernance économique des communauté indigènes en Amérique latine. Il reçu la bourse de l'IFEA (Institut Français des Études Andines) de 2009 à 2011.
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LE MEUR Pierre-Yves, anthropologue à l’IRD (Institut de recherche pour le développement), UMR GRED (Gouvernance, risque, environnement, développement), en poste à Nouméa depuis 2008. Ses recherches portent depuis plus d’une quinzaine d’année sur la politique locale et les dispositifs du développement, en lien avec les questions d’accès et de contrôle des ressources naturelles, dans des contextes ouest-africains (Bénin principalement) puis océaniens (Nouvelle-Calédonie). L’imbrication entre politique des ressources (foncières, minières, etc.) et politique des appartenances est au cœur de ses travaux, et donc les enjeux de la citoyenneté, de l’ethnicité et de l’autochtonie. Un chantier récent porte sur les relations entre savoirs locaux, biodiversité et appropriation de l’espace et de la nature en Polynésie française (Moorea, Marquises). Il a récemment codirigé avec Jean-Pierre Jacob l’ouvrage collectif Politique de la terre et de l’appartenance. Droits fonciers et citoyenneté locale dans les sociétés du Sud (2010) et publié une version revue de son habilitation à diriger des recherches sous le titre Anthopologie politique de la gouvernance. Acteurs, ressources, dispositifs (2011).
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LE PULLOCH Marine, Maître de conférences, enseigne actuellement l’histoire et la civilisation nord américaine à l’université Paris-Diderot. Elle oriente ses recherches sur les Amérindiens d’Amérique du Nord, Canada et Etats-Unis, à l’aide d’une méthodologie ethno-juridico-historique qui lui a permis notamment de conclure, dans son ouvrage Le piège colonial, paru en 2007, que « si la ‘question autochtone’ est encore pendante, c’est que le Canada demeure un Etat colonisateur et que la situation coloniale est donc aujourd’hui toujours présente. » Elle prépare actuellement une Habilitation à diriger des recherches et travaille à la rédaction d’un ouvrage sur l’autonomisation des populations autochtones au Brésil.
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LE ROUX Pierre, ethnologue, docteur de l'Ecole des Hautes études en Sciences sociales de Paris en anthropologie sociale, professeur d'ethnologie à l'Institut d'ethnologie de l'Université de Strasbourg , est spécialiste de l'Asie du Sud-Est ; aire sur laquelle il effectue des recherches depuis 1985. Son terrain principal est celui des Jawi musulmans de Thaïlande du Sud parmi lesquels il a vécu près de quinze ans, en zone de guérilla. Depuis 2004, il fait porter ses travaux sur esclavage, traite humaine, prostitution, migrations et drogues illicites en Asie du Sud-Est. Il a publié de nombreux articles, livres et films documentaires, notamment sur les Jawi, et codirigé plusieurs ouvrages collectifs portant sur l'ensemble de l'Asie du Sud-Est. Ses travaux ont été distingués et encouragés par diverses fondations et institutions (Fyssen, Marcel-Bleustein-Blanchet pour la Vocation, Singer-Polignac, Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme, maréchal Leclerc de Hauteclocque, Académie d'agriculture de France, Bourses Lavoisier MAEE, EFEO, IRASEC).
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LE ROY Étienne, Centre de recherches historiques et juridiques Université Paris 1. Après des études supérieures aux universités de Caen et de Strasbourg puis aux facultés de droit et des lettres de l’université de Paris, Étienne Le Roy a obtenu des doctorats respectivement en 1970 pour un doctorat d’État en droit puis en ethnologie en 1972 (dans le cadre de la nouvelle université Paris 7). Assistant à la faculté de droit et des sciences économiques de Paris puis à l’université Paris 1, maître-assistant et maître de conférence en histoire des institutions, de 1968 à 1988. Chargé de recherche au CNRS de 1979 à 1984, professeur d’anthropologie du droit depuis 1988 jusque maintenant. Directeur du laboratoire d’Anthropologie Juridique de Paris depuis 1988. Directeur du diplôme d’études approfondies en Études africaines de 1988 à 2005, directeur du master de droit comparé; spécialisation recherche, mention anthropologie du droit depuis 2005.
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LE TOURNEAU François-Michel, Docteur de sciences de l’information géographique à l’Université de Marne-la-Vallée (1999).Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm). Chargé de recherches au CNRS, section 39 (espaces, territoires, sociétés) depuis 1999. Membre du CREDAL depuis 1999. Chercheur invité au Centre de développement durable de l’Université de Brasília de 08/2002 à 08/2005 et de 08/2008 à 03/2009. Il a réalisé de
nombreuses missions de terrain en Amazonie brésilienne. Ces recherches ont débouché sur un projet ACI dénommé "Cartographie Yanomami", puis sur un ouvrage de recherche publié aux éditions Belin en 2010 (Les Yanomami du Brésil, Géographie d’un territoire amérindien).
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LESTAGE Françoise, Anthropologue, Professeur à l’Université de Paris 7-Denis Diderot, chercheur à l’Unité de Recherches Migrations et Sociétés (URMIS). De 1999 à 2006, elle a été Maître de conférences à l’Université de Sciences et Technologies de Lille (Lille 1) et chercheur au Centre Lillois d’Etudes et de Recherches Sociologiques et Economiques (CLERSE). Son doctorat (1992) portait sur la socialisation du jeune enfant et les représentations de la petite enfance dans les sociétés paysannes des Andes péruviennes. Parmis ses champs thématiques de recherche - Anthropologie de l’ethnicité : productions identitaires, construction de catégories, relations entre les individus et les groupes, rapports entre l’Etat et les minorités. Elle est l'auteur en 2008, de Les Indiens mixtèques dans les Californies contemporaines. Migrations et identités collectives, Collection Ethnologies, P.U.F, Paris
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LEVACHER Claire, doctorante en anthropologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales sous la direction de Marie Salaün. Après un master en sociologie historique à l’Université Paris X Nanterre portant sur le nationalisme kanak et les références autochtones en Nouvelle-Calédonie depuis 1968, sa thèse, intitulée Les Kanak et la mine : genèse d’un mouvement autochtone en Nouvelle-Calédonie [1994-…] porte à présent sur les mobilisations autochtones en Nouvelle –Calédonie concernant les problématiques minières et foncières. Boursière du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, elle travaille également au secrétariat du GITPA notamment sur l’interface entre les industries extractives et les peuples autochtones.
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LEVESQUE Carole. Professeure au Centre - Urbanisation, Culture Société de l'INRS. Fondatrice et directrice de DIALOG : Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones. Membre du Groupe interdisciplinaire de recherche sur les Amériques (GIRA). Chercheure au sein de l’équipe internationale « Gouvernance et Peuples autochtones Carole Lévesque étudie et travaille avec les populations autochtones depuis 1972. Ses expériences de recherche de même que ses expériences de terrain sont nombreuses. Ses travaux de recherche l'ont amené à séjourner plusieurs années dans les communautés cries, inuit, naskapies et innues.
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LONCKE Sandrine Ethnomusicologue, Maître de conférences à l’Université Paris 8 et membre du Centre de Recherche en Ethnomusicologie (CREM-LESC, CNRS). Ses recherches menées dans une perspective comparative portent principalement sur les sociétés peules. Dans une première monographie (2001), elle analyse les conceptions musicales des Peuls JelgooBe du nord-Burkina Faso à la lumière de leur mode d’organisation socio-politique stratifié et de leur système de valeurs. C’est ensuite à une société nomade lignagère qu’elle consacre sa thèse de doctorat (2002), avec une étude des rapports entre performance rituelle et processus de constructions identitaires chez les Peuls WoDaaBe du Niger. Ses travaux chez les WoDaaBe ont aussi donné lieu à différents ouvrages de vulgarisation ethnographique (2000, 2006), et à un film dédié à leurs cérémonies rituelles (La danse des Wodaabe, Grand Prix Nanook-Jean Rouch 2010). Actuellement engagée dans un programme de recherche pluridisciplinaire, elle documente les pratiques musicales des sociétés du Moyen-Chari, sud-Tchad (Programme “Dobes – Documentation of endangered languages”, Universités Humboldt de Berlin et Berkeley).
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MACEDO Silvia, docteur en Anthropologie Sociale et Ethnologie à l’EHESS est professeur d’Anthropologie à L’Université Fédérale de São Paulo (Brésil) et chercheuse associée au Centre Enseignement et Recherche en Ethnologie Amérindienne du Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative (Université Paris Ouest Nanterre La Défense et CNRS). Elle a réalisée des terrains chez les amérindiens wayãpi au Brésil et en Guyane française et travaille comme consultant des projets d’éducation amérindienne. Ses principaux sujets de recherche sont l’éducation amérindienne, l’écriture amérindienne et les processus de patrimonialisation des biens intangibles. Parmi ses publications les plus récentes « Indigenous school policies and politics: The sociopolitical relationship of Wayãpi Amerindians to Brazilian and French Guianan Schooling » (Anthropology & Education Quarterly, 2009).
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MAJ Émilie, anthropologue, spécialiste de la culture iakoute, est rattachée au Groupe Sociétés, Religions, Laïcité (CNRS UMR 8582). Elle a soutenu sa thèse « Le cheval chez les Iakoutes chasseurs et éleveurs : de la monture à l’emblème culturel » en janvier 2007, après quoi elle a effectué un an de recherches postdoctorales au Scott Polar Research Institute de Cambridge et une recherche postdoctorales durant trois ans au Centre for Landscape and Culture de l’Université de Tallinn. Depuis 2003, elle organise régulièrement des tournées musicales pour des artistes traditionnels sakha. Depuis 1999, elle a passé trois ans et demi en Sibérie extrême-orientale. Ses recherches portent sur la patrimonialisation de la nature et de la culture en République Sakha (Iakoutie). L’université de Tallinn l’a plus récemment employée pour animer différents séminaires d’ethnographie dont « Chamanisme et possession » et « Anthropologie de l’Arctique ».
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MALOGNE-FER Gwendoline, chercheuse contractuelle CNRS rattachée au Groupe Sociétés, religions, Laïcités. Diplômée de l’Institut d’études politiques de Bordeaux et docteure de l’EHESS en sociologie, ses recherches portent sur le genre, les migrations et les églises protestantes en Polynésie (Polynésie française, îles Cook, Nouvelle-Zélande). Après une thèse de doctorat consacrée à l’institutionnalisation des activités des femmes et à l’accès des femmes au pastorat dans l’église protestante mâ’ohi, ses recherches postdoctorales analysent l’articulation entre égalité des sexes et militantismes culturels et autochtones dans les églises protestantes « historiques » en Polynésie. Elle a notamment publié en 2007 Les femmes dans l’église protestante mâ’ohi. Genre, religion et pouvoir en Polynésie française (Paris, Karthala).
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MARIENSTRAS Élise, historienne, professeur émérite de l'Université Paris-Diderot, est spécialiste de l'histoire des Etats-Unis pré-industriels. Elle est l'auteur, entre autres, de Les Mythes fondateurs de la nation américaine (Maspero, 1976), de Nous, le Peuple, les origines du nationalisme américain (Gallimard, 1988), Wounded Knee ou L'Amérique fin de siècle( Stock, 2001), La Résistance indienne aux Etats-Unis(Gallimard 2001).
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MARTIN Thibault, détient un doctorat en sociologie de l’Université Laval en sociologie (2001) pour lequel il a obtenu le Prix d’Excellence de la Faculté des sciences sociales (meilleure thèse de doctorat). Il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur les questions autochtones dont De la banquise au congélateur : mondialisation et culture au Nunavik (2003, UNESCO et Presses de l’Université Laval) primé par l’Association internationale des sociologues de langue française. Après avoir enseigné la sociologie des questions autochtones à l’Université de Winnipeg, il est aujourd’hui professeur de sociologie au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la Gouvernance autochtone.
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MARTINEZ MAURI Mònica a obtenu son doctorat en Anthropologie sociale à l’Université Autonome de Barcelona (UAB) et à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) en 2007. Elle a réalisé plusieurs enquêtes de terrain à la Comarca de Kuna Yala (Panama) portant sur la médiation culturelle dans des contextes marquées par la coopération internationale au développement, le tourisme ou la implementation de droits autochtones. Elle vient de publier “La autonomía indígena en Panamá: la experiencia del pueblo kuna (siglos XVI-XXI)” et “Kuna Yala, tierra de mar. Ecología y territorio indígena en Panamá” (Abya Yala, 2011). Depuis décembre 2011 Mònica Martínez Mauri occupe le poste de chercheuse postdoctorale (Programme Juan de la Cierva) au Département d’Anthropologie sociale et elle fait partie du Groupe d’Etudes sur Cultures Indigènes et Afroaméricaines (CINAF) de l’Université de Barcelone.
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MAZARS Nadège, doctorante en sociologie à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine ( IHEAL), dirigé par Christian Gros. Intitulé de la recherche : Multiculturalisme et « décentralisation participative » : Étude d’une expérience de délégation et de participation directe de minorités ethniques en Colombie à la gestion de leur protection sociale et ses ressources. Participation au groupe de recherche
« Participation politique et peuples autochtones», réunissant des doctorants du GMTS, CSE et CADIS de l’EHESS et de l’IHEAL. Co-auteure (avec Damien Fellous) du livre Et la forêt se déplaça… En marche avec les zapatistes, éditions Noesis, 2001. Journal de la marche zapatiste de février-mars 2001 au Mexique.
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MELENOTTE Sabrina achève sa thèse d’anthropologie politique à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Elle mène depuis 2003 une ethnographie dans la municipalité indienne de Chenalhó dans la région de Los Altos de l'État du Chiapas, Mexique. A partir de portraits de leaders locaux, elle s’intéresse aux transformations politiques et religieuses qui ont divisées la population, notamment pour comprendre la lente et difficile formation de groupes d’opposition dans cette municipalité depuis la deuxième moitié du XXème siècle jusqu'à nos jours, avec un accent particulier sur le massacre d’Actéal qui eut lieu le 22 décembre 1997 et qui fit la mort de 45 membres de l’organisation pacifique les Abeilles. Sa thèse se veut une contribution à une meilleure compréhension de la culture politique de cet État méridional du Mexique et de la violence qui fait de cette municipalité une zone particulièrement instable sur le plan politique, en même temps qu’elle met en lumière des luttes pour l'autonomie des organisations indiennes néo-zapatiste et Abeille).
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MERLET Rachel, docteur en anthropologie/sociologie et chercheuse associée au Centre de Recherche et d' Études Anthropologiques (CREA) (Département d'anthropologie, Université Lyon 2). Sa thèse de doctorat (2007) portait sur la souveraineté tribale des Suquamish : renaissance culturelle et revitalisation d'une identité collective (Côte Nord-Ouest. USA). Depuis 2013, elle coordonne pour l'association Actions pour le Développement, l’Éducation et la Recherche (ADER), un programme de promotion du bien être, de prévention du suicide et d'accès aux soins chez les adolescents et jeunes adultes amérindiens wayana/émérillon du Haut Maroni en Guyane française. Ses principaux sujets de recherche sont la culture et les déterminants de la santé, l'épidémiologie des comportements suicidaires, la gouvernance autochtone et l'approche participative et collaborative autochtone.
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MERLI Laetitia, anthropologue (Docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) et réalisatrice de documentaires (Master de l'Université de Manchester). Spécialiste du chamanisme en Mongolie et en Sibérie depuis plus de dix ans, elle a réalisé plusieurs films sur ce sujet. Elle a enseigné l'Anthropologie Visuelle au Granada Centre de Manchester et a été chercheur associé à l'Université de Cambridge. Aujourd'hui, ses recherches et films ont pour objet le chamanisme dans ses aspects thérapeutiques et les relations entre chamanes traditionnels et néo-chamanes occidentaux.
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MICHEL Franck Co-fondateur de La croisée des routes et responsable de l'association Déroutes & Détours (Strasbourg), Franck Michel est auteur d'essais sur l'Asie et sur le voyage, et auteur-enseignant "nomade" dans divers organismes ou universités en France et dans le monde. Après avoir dirigé pendant une douzaine d’années la revue Histoire & Anthropologie, il anime depuis 2005 et dans le cadre de l'association la revue en ligne L'Autre Voie. Anthropologue, chercheur à l’Université des Antilles et l’Université de Grenoble, il travaille notamment sur la mondialisation, les cultures asiatiques et décrypte l'état des mobilités contemporaines. il a publié une vingtaine de livres et de nombreux articles, et anime la collection "Tourismes & Sociétés" chez L'Harmattan. Ses principaux terrains d'investigation sont l'Indonésie, le Cambodge, le Vietnam, les Caraïbes, le Chili et le Brésil.. Ses derniers ouvrages parus (en 2013) sont Du voyage et des hommes (Ed. Livres du monde) et En route pour Bali (Presses de l'Université Laval, Québec).
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MICHAUD Jean, est anthropologue et se spécialise sur les questions liées aux transformations sociales et culturelles chez les populations montagnardes d'Asie. Il s'intéresse particulièrement à la résistance politique et économique des paysans et à la standardisation culturelle dans les États socialistes d'Asie. Ses publications récentes incluent les livres " 'Incidental' Ethnographers. French Catholic Missions on the Frontier of Tonkin and Yunnan, 1880-1930" (Brill 2007), "The A to Z of the Peoples of the Southeast Asian Massif" (Scarecrow Press 2009), et le collectif "Moving Mountains: Ethnicity and Livelihoods and in highland China, Vietnam and Laos" (UBC Press 2011). Il a produit, en 1995, une thèse sur le changement social en lien avec le tourisme dans un village de minoritaires hmong de Thaïlande et ensuite consacré un postdoctorat à creuser la thématique du développement au Centre de Recherches pour le Développement International à Ottawa. De 1996 à 2002.Il a été professeur au Centre for South-East Asian Studies de l'Université de Hull, au Royaume-Uni. Son terrain principal s'est alors déplacé vers les hautes terres du Vietnam septentrional, auquelles s'ajoutent maintenant les hauteurs du du Yunnan en Chine. Après s'être associé, en 2002, aux travaux de la Chaire de recherche du Canada en études asiatiques de l'Université de Montréal, il a rejoint, en 2006, le Département d'anthropologie de l'Université Laval à titre de professeur titulaire en anthropologie sociale.
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MICHEL Marike est responsable du secteur environnement et développement rural à l’Agence de Services et de Paiement en Guadeloupe depuis 2009. Diplômée en politiques publiques de la FLACSO Mexico et en sociologie de l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine (IHEAL), elle a travaillé sur la gestion des forêts communautaires au Guatemala, au Mexique et au Pérou. Elle a travaillé pour plusieurs ONG et organisations communautaires dans ces pays dans les domaines de l’agriculture et de la gestion forestière. Elle a publié en 2010 un article intitulé Gobernanza económica y uso de los recursos naturales en las comunidades indígenas de Guatemala in GROS, Christian (ed.), Desarrollo con identidad: Gobernanza económica y política en pueblos indígenas de America latina, Lima, Pérou, Institut Français d’Etudes Andines (IFEA).
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MILIN Rozzen, historienne de formation, elle oriente ses recherches sur les Celtes de l’Antiquité (Les Celtes de l’Antiquité et la mort d’après les textes grecs et latins et Les sacrifices humains chez les Celtes de l’Antiquité). Journaliste de radio et de télévision, productrice et réalisatrice, elle travaille jusqu’en 1998 en Bretagne, à Paris, à New York et en Grande-Bretagne pour FR3, la BBC, HTV, S4C, Arte etc. De 1998 à 2003, elle monte puis dirige la chaîne bilingue TV Breizh. De 2004 à 2006 elle est en poste à Pékin à l’Ambassade de France en Chine, en charge du cinéma, de la télévision, de la radio et des nouvelles technologies. Très préoccupée de diversité linguistique et culturelle, elle élabore puis dirige le projet « Sorosoro, pour que vivent les langues du monde » de 2006 à janvier 2012. En quelques années, le programme collecte 300 heures de documentation filmée sur des langues et des peuples de plusieurs pays d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Océanie. Elle est depuis le printemps 2012 productrice associée au sein de la société Bo travail !, qui produit des documentaires et magazines pour différentes chaînes de télévision.
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MOKkADEM Hamid, Professeur agrégé de philosophie, docteur en anthropologie sociale et ethnologie. Thèse sur l’Anthropologie politique de la Nouvelle Calédonie comptemporaine. Constitution et médiation des espaces publics insulaires. Formateur à l’Institut de la Formation des Maîtres de la Nouvelle-Calédonie. Rattaché aux laboratoires de recherche du Centre des Nouvelles études du Pacifique/Université de la Nouvelle-Calédonie. Programmes des recherches : enquêtes et travaux sur les devenirs et conversions des trajectoires (scolaires, religieuses, politiques, coutumières et littéraires) des acteurs des différents groupes culturels et ethniques composant l’ensemble des populations de la Nouvelle-Calédonie. Les études portent sur les placements et conversions des « ethnies » en train de définir leurs identifications et identités nationales dans la constitution d’un espace politique ouvert lui-même configuré par une situation postcoloniale. Parmi ses publications : 2005, Ce souffle venu des ancêtres … : l'œuvre politique de Jean-Marie Tjibaou (1936-1989) ; 2009, Pratique et Théorie kanak de la souveraineté... 30 janvier 1936, Jean-Marie Tjibou, 4 mai 1989..., Koné, les éditions de la province Nord, Nouvelle-Calédonie ; 2012, Le discours politique kanake, (Jean-Marie Tjibaou ; Rock Déo Pidjot ; Éloi Machoro ; Raphaël Pidjot), éditions de la Province nord.
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MOREL Cynthia, a été responsable de projet au Minority Rights Group MRG de 2002 à 2008 et co-consultant sur le conflit territorial des Endorois devant la Commission africaine des Droits de l'homme et des peuples. Elle a également assuré des conseils juridiques à l'appui de cas devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme, les organes conventionnels de l'ONU et des tribunaux britanniques. En Novembre 2008, elle rejoint l'Open Society Justice Initiative et le programme de citoyenneté, où elle plaide sur les droits des peuples autochtones et l'apatridie.
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MORIN Françoise, Anthropologue, américaniste et spécialiste du développement politique autochtone. Professeur émérite d’Anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 où elle dirige encore des étudiants gradués, en co-tutelle avec Laval , où elle est aussi professeur associée au département d'Anthropologie. Elle est membre du CREA (Centre de Recherches et d’Etudes Anthropologiques) où elle est co-responsable d’un axe de recherche sur « Mondialisation et nouvelles voies du politique ». Elle étudie en particulier les stratégies des peuples autochtones face à la mondialisation et la construction d’identités transnationales. Elle a participé à la création (1976) et au développement du GRAL (Groupe de Recherche sur l’Amérique Latine) dont elle a été directrice adjointe. Elle est professeur associé du département d’anthropologie de l’Université Laval (Québec) et chercheur associée du CIERA (Centre Interuniversitaire d’Etudes et de Recherches Autochtones). Elle est chercheur membre du réseau DIALOG et vice présidente du GITPA.
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MORIN Michel , professeur titulaire, Faculté de droit de l'Université de Montréal. Ses domaines d'intéret sont l'Histoire du droit français, anglais, québécois et canadien, le droits des peuples autochtones (aspects historiques et contemporains)et le droit comparé. Il a publié en 1997 L'usurpation de la souveraineté autochtone : le cas des peuples de la Nouvelle-France et des colonies anglaises de l'Amérique du Nord, Ed. Boréal.
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MOUANGUE KOBILA James, Docteur en droit international. Chargé de cours à l’Université de Douala (Cameroun). Il est l'auteur d'une quinzaine d'articles et de travaux de doctrine relatifs à la lutte contre le terrorisme international, au Cycle de négociations de Doha, aux droits de l'homme, à la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale, à l'accès des étrangers à la propriété foncière et à la Constitution camerounaise. Il a publié en 2009 La protection des minorités et des peuples autochtones au Cameroun. Entre reconnaisance interne contrastée et consécration universelle réaffirmée
Editeur : Dianoïa
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NADAL Marie Josée est titulaire d’un doctorat d’anthropologie de l’Université de Montréal. Professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Mexicaniste, elle participe au Groupe interdisciplinaire de recherche sur les Amériques et au Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine. Ses intérêts de recherche portent sur le genre et l’ethnicité, l’anthropologie du développement et l’anthropologie politique. Ses terrains se sont déroulés principalement au Mexique : État du Yucatán, dans l’État de Puebla et au Chiapas. Elle a enseigné à la Universidad de las Américas Puebla ; elle a été chercheure invitée dans les universités suivantes : Paris I et III ; Universidad autónoma de Yucatán. Ses publications concernent les organisations de femmes autochtones et les mouvements de lutte pour l’autonomie indienne. Parmi celles ci: 2001. Les Mayas de l'oubli. Genre et pouvoir : les limites du développement rural au Mexique, Éditions Logiques, Montréal, 1994 et 1995. À l'ombre de Zapata, vivre et mourir dans le Chiapas, Éditions de la Pleine Lune, Montréal, Le Félin, Paris
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NAIZOT Anne Lise, travaille et vis en Equateur, a étudié la question des droits des peuples autochtones, droits collectifs, dans son rapport aux questions environnementales en territoire Awá notamment, un territoire partagé par la frontière equatorienne-colombienne.
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ÖZDEN Melik, Directeur du Programme des droits humains du Centre Europe-Tiers Monde (CETIM) et son représentant permanent auprès de l’ONU. Engagé dans le milieu associatif et altermondialiste depuis de nombreuses années, il milite en faveur de la mise en œuvre effective de tous les droits humains pour tous les peuples et citoyens. Il a publié de nombreux articles, brochures didactiques et cahiers critiques sur les droits économiques, sociaux et culturels et sur le fonctionnement des mécanismes onusiens des droits humains, en particulier du Conseil des droits de l’homme. Parmi ses dernières publications figurent « Le droit des peuples à l’autodétermination et à la souveraineté permanente sur leurs ressources naturelles sous l’angle des droits humains » et « Le droit à la non discrimination ». Il est par ailleurs élu à l'Assemblée constituante, chargée de rédiger une nouvelle constitution pour Genève.
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PANTEL Blaise Directeur de la formation du Programme de Sociologie, Département de Sociologie et de Science Politique, Faculté des Sciences Sociales, Université Catholique de Temuco, Chili. Titulaire d’un DEA en « Etudes sur l’Amérique latine » de l’Institut Pluridisciplinaire d’Études sur l’Amérique Latine à Toulouse – IPEALT, de l’Université de Toulouse-le-Mirail, France (2001); Titulaire d’une Maîtrise de Sociologie, de l’Université de Toulouse-le-Mirail, France (2000); A été Allocataire de Recherche et Moniteur de l’Enseignement Supérieur au Département de Sociologie et d’Anthropologie de l’Université de Toulouse-le-Mirail, France (2001-2004). A développé de 2001 à 2004 des collaborations institutionnelles avec le Centro de Estudios del Desarrollo Local y Regional, CEDER, de l’Université de Los Lagos, Osorno, Chili, ainsi qu’avec l’Instituto de Estudios Indígenas et son Programa de Derechos de los Pueblos Indígenas, de l’Université de la Frontera, UFRO, Temuco, Chili. Depuis 2009 est enseignant au Département de Sociologie et de Science Politique de l’Université Catholique de Temuco, Chili. Est membre de la Red de Acción por los Derechos Ambientales, RADA, Chili. Enfin, est membre de l’organisation Observatorio Ciudadano au Chili où il a été Coordinateur du Programa de Derechos Indigenas de 2008 à 2010. Actuellement, poursuit ses recherches sur les stratégies politiques mapuche au niveau local et à l’échelle internationale.
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PAPILLON Martin, professeur agrégé au Département de science politique de l’Université de Montréal. Ses travaux portent prinicpalement sur la négociation et la mise en oeuvre des traités et des ententes portant sur l’autonomie gouvernementale des peuples autochtones au Canada, ainsi que sur la reconfiguration du fédéralisme et de la citoyenneté autochtone au Canada et aux États-Unis. Il mène présentement des recherches sur les processus de consultation et de participation des autochtones à l’élaboration des politiques au sein des gouvernements provinciaux au Canada et des États américains. En plus de ses nombreuses publications dans des journaux scientifiques, Martin a récemment codirigé deux ouvrages en français portant sur les relations entre l’État et les peuples autochtones au Canada: Les Autochtones et le Québec: des premies contacts au Plan Nord (PUM) ainsi que Le fédéralisme et la gouvernance autochtone (PUL).
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PARIZET Raphaëlle, Docteure en science politique, membre du laboratoire CERAPS (Centre d’études et de recherches en sciences administratives, politiques et sociales, CNRS/UMR 8026), elle a enseigné principalement sur la vie politique internationale, les politiques de développement et les sciences politiques à l’IEP de Lille et à l’Université Lille 2. À partir du cas mexicain, ses recherches explorent les contradictions des dispositifs de "développement avec identité", promus par les agences internationales comme le PNUD : ceux-ci prennent forme dans des dispositifs ciblés sur les populations autochtones, dans un objectif de valorisation de la diversité culturelle, tout en les adossant à la notion de développement, présenté comme universel et apolitique. Elle s’intéresse aux trois niveaux impliqués dans la production des savoirs et pratiques de développement : l’arène onusienne, à travers le rôle du PNUD au Mexique, l’espace national et les espaces locaux. Il s’agit de comprendre la circulation de ces dispositifs présentés comme universels et apolitiques, et leurs effets sur les communautés locales. Son travail montre comment ces dispositifs renvoient à un art de gouverner des populations marquées par une "disqualification sociale". Elle a notamment publié "La fabrique dépolitisée des élites locales. Les dispositifs de développement participatif dans le Chiapas (Mexique)" dans la Revue internationale de politique comparée, vol. 20, décembre 2013 et "Mesurer le développement pour gouverner les peuples autochtones", dans la Revue Tiers monde, n°213, janvier-mars 2013.
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PATAUD CÉLÉRIER Philippe, juriste de formation (droit international public), se spécialise en science de l'information et dans les nouvelles technologies de l'Information (NTI) avant de se tourner vers l'Océanie et l'anthropologie multimédia (EHESS). Il part un an en Papouasie Occidentale pour réaliser un récit de voyage multimédia. Il en revient avec une première enquète pour Le Monde Diplomatique afin de dénoncer la situation politique en Papouasie Occidentale et une idée de magazine - Globe-mémoires - qui sera la première revue documentaire multimédia mêlant sur le fond enquête de terrain et analyse des chercheurs. Journaliste de terrain, photographe, il travaille principalement sur l'Asie et l'Océanie. Il est aujourd'hui l'un des principaux correspondants en France des responsables Papous en exil. Conflit qu'il suit depuis 15 ans. Collaborateur au Monde Diplomatique. www.philippepataudcélérier.com
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PERON Xavier, Anthropologue politique, écrivain et conférencier, il est l’un des spécialistes mondiaux des Maasaï.
Il a écrit sept ouvrages et coréalisé deux films de 52’ sur les Maasaï : Maasaïitis (avec Cédric Klapisch) et Maasaï, Terre interdite (avec Kristin Sellefyan) : pour lequel il a obtenu le grand Prix du public au festival des 7 Laux 2007, et le Prix Etoiles de la SCAM 2008. Son livre ’’ Je suis un Maasaï ’’, Arthaud Flammarion, est traduit en Allemand.
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PIMENTA José, titulaire d’une maîtrise de Sociologie de l’Université de Toulouse Le Mirail (1994) et d’un doctorat d’Anthropologie de l’Université de Brasília (2002). Il a été professeur d’anthropologie à l’Université Fédérale de Bahia, à Salvador, de 2003 à 2005, puis depuis 2005 professeur au Département d’Anthropologie de l’Université de Brasília où il a dirigé les études de Master et de Doctorat de 2008 à 2012, ayant également été vice-directeur du département durant la même période. Il dirige actuellement le Laboratoire d’Indigénisme et Ethnologie –LINDE. Il mène des recherches sur les indiens Ashaninka de la région d’Amazonie brésilienne du Haut Juruá (État de l’Acre – frontière Brésil Pérou) chez lesquels il séjourne régulièrement depuis 1999. Ses principaux thèmes de recherches sont: les transformations politiques et économiques, les projets de développement, les conflits interethniques, le mouvement indien régional, les questions frontalières et l’écologie. Membre de l’Association Brésilienne d’Anthropologie (ABA), il a co organisé deux ouvrages et est l’auteur de plusieurs articles parus dans des revues spécialisés au Brésil et dans d’autres pays.
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PINTON Florence, docteur en sociologie du développement (EHESS, 1986) et habilitée à diriger des recherches (Université Paris Ouest-Nanterre, 2007). Professeure à Agroparistech depuis septembre 2008, elle anime l’UFR Sociologies et enseigne la sociologie générale, la sociologie rurale et la sociologie de l’environnement. Ses thèmes de recherche traitent des conditions d’accès aux ressources naturelles et de leur mode de valorisation, des politiques de conservation de la biodiversité et de la diffusion de l’agro écologie dans les systèmes agricoles, au Nord comme au Sud. Ils associent différentes échelles d’analyse allant du local à l’international, sous les angles des dispositifs d’action collective et de la construction de territoires, de la mobilisation des savoirs et de la production de normes pour l’action sur le terrain. Elle a travaillé avec des communautés amérindiennes et traditionnelles dans le cas de ses travaux de thèse (Colombie) et de ses travaux de recherches en Amazonie brésilienne (travaux sur la gestion de la diversité variétale du Manioc dans le Rio Negro et sur le guarana dans la région de Maues). Elle a notamment dirigé avec C. Aubertin et V. Boisvert, Les marchés de la biodiversité (IRD Editions 2007). Elle est membre du comité de rédaction de la revue Natures, Sciences et Sociétés et responsable de la chaire Unesco DEBATs (ex DAIT)
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PESSINA-DASSONVILLE Stéhane, Maitre de conférence en droit privé, co-directeur, du Service des relations internationales de la Faculté de Droit de l'Université de Rouen. Membre élu du CURI (Conseil Universitaire des Relations Internationales). Spécialiste en anthropologie juridique : étude du statut des peuples autochtones : du point de vue juridique (étude des institutions sociales). Organisateur du Campus international d'été et université populaire sur les peuples autochtones de l'Université de Rouen.
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PETIT Céline, Docteur en ethnologie de l’Université Paris Ouest Nanterre et de l’Université Laval, Canada (2009), a soutenue une thèse consacrée aux pratiques et aux représentations associées à la notion de jeu chez les Inuit Iglulingmiut de l’Arctique canadien, du XIXe siècle à nos jours. Elle a suivi une formation en ethnologie et en anthropologie visuelle à l’Université Paris X-Nanterre (maîtrise, DEA, doctorat), au sein du Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative (UMR 7186) et à l’Université Laval (doctorat en cotutelle), au sein du Centre Interuniversitaire d’Études et de Recherches Autochtones (précédemment Groupe d’Études Inuit et Circumpolaires), Canada. Elle a également suivi un cursus de « Langue et culture inuit » à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Paris) et est titulaire du Diplôme supérieur « Langues et cultures de l’Arctique oriental » (2005) et du DULCO Inuktitut (2003). Elle a mené plusieurs enquêtes ethnographiques chez les Inuit du Nunavik et du Nunavut, principalement dans la région d’Iglulik et à Iqaluit, Kuujjuaq et Tasiujaq, Canada (2000-2011, 26 mois de terrain), et dans des communautés mayas - tzotziles et tzeltales - du Chiapas, Mexique (1997-1998, 8 mois de terrain : réalisation d’un mémoire de maîtrise).
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POIRIER Sylvie, Ph.D., Université Laval, 1990. Ses terrains de recherche se situent en Australie, auprès des Aborigènes du désert occidental, et au Québec, auprès des Atikamekw de la Haute-Mauricie, deux sociétés de chasseurs-cueilleurs traditionnellement nomades. Ses recherches initiales auprès des Aborigènes australiens se situent principalement dans le champ de l’anthropologie symbolique avec une analyse des systèmes culturels du rêve et des théories locales sur l’univers et sur la notion de personne. Ses travaux avec les Atikamekw l'ont ensuite conduite dans le domaine des politiques de la culture et vers l’analyse des processus actuels d’affirmation identitaire et de revendications politiques et territoriales. Ses recherches récentes incluent une étude comparative entre le Canada et l’Australie sur les mondes autochtones postcoloniaux.
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POMMARET Françoise, diplômée de tibétain (INALCO) et maîtrise d'histoire de l'art et d'archéologie, a fait sa thèse de doctorat (EHESS) sur le phénomène des "revenants de l’au-delà dans le monde tibétain". Françoise Pommaret a beaucoup voyagé en Asie, et tout particulièrement au Tibet et au Bhoutan et elle donne des conférences à travers le monde. Elle vit et travaille au Bhoutan depuis 1981. Elle y participe à des projets dans le domaine de la culture et de l’éducation. Elle a écrit plus de 60 articles sur l'anthropologie et l'histoire de ce pays, a été commissaire de plusieurs expositions et donne des conférences dans les institutions académiques à travers le monde. Directeur de recherche au CNRS, elle est aussi conseiller à l'Institut de Langue et Culture (Université royale du Bhoutan). Quelques publications (en français seulement : Les revenants de l'au-delà dans le monde tibétain, Eds du CNRS ; Lhasa: lieu du divin, Olizane, 1997 ; Le Tibet: une civilisation blessée, Découvertes Gallimard, Paris 2002.
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PORTEILLA Raphael, maître de conférences en Science politique à l'Université de Bourgogne et membre du Centre de Recherche en Droit et Science Politique (CREDESPO). Lors de ses travaux sur l'Afrique australe, il a été amené à s'intéresser à la problématique des Peuples autochtones. Par la suite avec un groupe de travail associant Jean-Claude Fritz, Gérard Fritz, Frédéric Deroche et d'autres chercheurs, il a co-organisé plusieurs séminaires de réflexions débouchant sur deux ouvrages : en 1997 portant sur " L'Humanité face à la mondialisation" et en 2006 consacré à "La nouvelle question indigène. Peuples autochtones et ordre mondial" parus chez l'Harmattan. Entre 2003 à 2007 avec F. Deroche, il a codirigé le programme de formation en droits de l'homme pour les peuples autochtones du monde francophone, réalisé en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et l'UNESCO.
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POUESSEL Stéphanie, Docteur en anthropologie de l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et ATER à l’université Paris X-Nanterre. Sa thèse (2007) analyse les rapports entre identité, culture et mouvements sociaux au Maghreb sous l’angle de la revendication culturelle berbère au Maroc publié sous le titre : Les identités amazighes au Maroc Ed. Non Lieu, 2005. Chercheuse associée au Centre d’Études Africaines (CEA), Stéphanie Pouessel mène actuellement des recherches sur l’identité berbère au Maghreb et en diaspora (France). S’inscrivant dans le champ de l’anthropologie politique, son regard porte sur les identités perçues comme « minorisées » et politiquement revendiquées (“identité berbère”, “identité noire”), et sur le nationalisme et la mise en exergue des différences culturelles (émergence de la notion de “diversité culturelle”).
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PRÉAUD Martin, docteur en anthropologie, ses recherches portent sur les ressorts politiques et culturels de l’autochtonie en Australie, à partir d’une ethnographie des localités organisées en réseaux et des régimes d’action et de représentation des Aborigènes de la région du Kimberley. Entamant un contrat postdoctoral au LAIOS (EHESS), il poursuit ses travaux en les reliant, dans le cadre d’un grand projet comparatif, au mouvement autochtone global et à la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones. il a été membre du projet SOGIP, projet de recherche comparative, global et multiscalaire sur les dimensions sociales, culturelles et politiques de la gouvernance et des droits des peuples autochtones.
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PRICE Richard, est Professeur émérite d’anthropologie, d’« American Studies » et d’histoire à l’université de William & Mary, et l’un des meilleurs spécialistes des sociétés afro-américaines. Depuis les derniers cinquante ans, il écrit sur les sociétés marrons, surtout au Suriname et en Guyane. Auteur d’une vingtaine de livres, il a enseigné dans les universités Johns Hopkins, Yale, Stanford, ainsi qu’à Paris. Parmi ses livres en langue française : Les Premiers Temps (Éditions du Seuil, 1994, Vents d’ailleurs, 2013), Le Bagnard et le Colonel (PUF, 2000, Vents d’ailleurs, 2013), Les Marrons (avec Sally Price, Vents d’ailleurs, 2003), Les Arts des Marrons (avec Sally Price, Vents d’ailleurs, 2005), Romare Bearden : Une dimension caribéenne (avec Sally Price, Vents d’ailleurs, 2006), Voyages avec Tooy : Histoire, mémoire, imaginaire des Amériques noires, Vents d’ailleurs, 2010) et Peuple Saramaka contre État du Suriname : combat pour la forêt et les droits de l'homme, Karthala, 2012. Ce dernier raconte le procès devant la Cour interaméricane de Droits de l’homme dans lequel les peuples marrons étaient déclaré juridiquement équivalents aux peuples autochtones.
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PRUNIER Gérard, Historien et politologue, spécialiste de l'Afrique de l'Est, des Grands Lacs et du Soudan A fait ses études en France et aux États-Unis, il pratique l'Afrique de l'Est depuis le début des années 1970. Auteur de nombreux articles et livres sur cette région, il a écrit en 1995 un ouvrage de référence sur le génocide rwandais. Chercheur au CNRS, Gérard Prunier a dirigé entre 2001 et 2006 le Centre français d'études éthiopiennes (CFEE) à Addis-Abeba. Il a publié L'Éthiopie contemporaine aux éditions Kharthala.
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RECONDO David, diplômé de Sciences Po Bordeaux (1992) et a obtenu un doctorat en science politique à l’Université Montesquieu-Bordeaux IV (2002). Il a été :
- chercheur au Centre d’études mexicaines et centraméricaines (CEMCA-Ambassade de France à Mexico), en 1995-1996 et 1998-1999;
chercheur invité au Centre de recherches et d’études supérieures en anthropologie sociale (CIESAS), à Oaxaca, en 1997.
Il rejoint le CERI en 2004.
Il est vice-président de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (OPALC) et membre des comités de rédaction de Critique internationale, de Problèmes d’Amérique latine et du Latin American Research Review.
Ses recherches portent sur les processus de changement politique en Amérique latine, en particulier, sur les dispositifs participatifs et la redéfinition de la notion de citoyenneté que ceux-ci impliquent. Ses travaux s’inscrivent dans le Projet transversal "Représentations et pratiques de la démocratie" qu’il anime au CERI ( Centre d'étude et de recherches internationales).
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REVEL Nicole PhD, Professeur émérite de linguistique à l'Université Paris Descartes, elle est également un directeur de recherche pour le Centre de recherche scientifique (CNRS) et membre national du groupe de recherche CNRS "Langues, Musiques, Sociétés». Sur la base de son travail de terrain de quarante ans dans le Philippines, Nicole Revel a publié de nombreux ouvrages sur la langue et les musiques de Palawan. Elle a finalement prolongé son analyse à la Hudhud des Ifugao dans le nord de Luzon, les kata-kata de la Sama Sama et dilaut à Tawi-Tawi, et le ulaging de l'Bukidnon Talaandig à Mindanao. Elle est activement engagée dans la documentation des traditions orales de Palawan. Publication en trois volumes de l'ouvrage Fleurs du discours, Palawan d'Histoire Naturelle.
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RINALDI Karine, docteure en droit international ; sa thèse, soutenue en 2012, s’intitule Les droits des sociétés traditionnelles dans la jurisprudence de la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Le modèle interaméricain de l’interprétation multiculturelle des droits. À contre courant du mouvement de multiplication de textes internationaux ou régionaux de protection des droits de l’homme, son travail se propose de défendre qu’une autre voie que celle de l’adoption de textes spécifiques est désormais possible pour parvenir à la protection des droits fondamentaux des sociétés traditionnelles sur le continent américain. Elle est depuis 2006, rédactrice pour la revue hebdomadaire de veille juridique internationale Sentinelle de la Société française pour le droit international (SFDI) ; elle y a publié plus de 200 notes, notamment sur les droits des peuples autochtones et tribaux sur le continent américain. Elle a été stagiaire au Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève et a réalisé une visite professionnelle à la Cour interaméricaine des droits de l’homme, au Costa Rica. Elle a été co-représentante légale de la communauté Ngöbe de Charco la Pava (Panama) lors des premières phases écrites devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme.
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RIVAL Laura, Docteur en anthropologie (PhD) de la London School of Economics, Université de Londres – BA Hons en anthropologie et linguistique, Université de Colombie britannique, Canada) Actuellement maître de conférences (Lecturer) en Anthropologie of Nature, Society and Development à l'université d'Oxford (Département du développement international et Ecole d'Anthropologie). Sa thèse de doctorat a porté sur les Indiens Huaorani de l'Amazonie équatorienne (1989-1992) chez qui elle a fait plus de quarante mois de terrain, sur une période de vingt ans (1989-2009), et sur lesquels elle a publié de nombreux articles et deux livres. Elle a aussi travaillé chez les Macushi du sud de la Guyana, chez les Chachis (Cayapas) du Choco équarorien. Ses thèmes de recherche concernent la conceptualisation amérindienne de la nature et de la société, l'écologie historique, les conséquences du développement et les politiques de protection de la nature des peuples indigènes, la gestion des ressources naturelles, le nationalisme, la citoyenneté et l'éducation nationale en Amérique latine.
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ROBERT-LAMBLIN Joëlle, Directeur de Recherche cl.ex. honoraire au C.N.R.S. Membre associé de l'UPR 2147: "Dynamique de l'Evolution humaine: Individus, Populations, Espèces". Rattachée au thème de recherche: "Histoire et géographie des peuplements humains"La majeure partie des travaux de terrain et de laboratoire de J.Robert-Lamblin a porté sur l'ethnie inuit des Ammassalimiut du Groenland oriental : c'est à dire les populations des communes d'Ammassalik et de Scoresbysund (Ittoqqortoormiit). Dans la continuité des recherches entreprises dans cette région dès 1934-37 par Robert Gessain et Paul-Emile Victor, elle a effectué des enquêtes de longue durée, avec des séjours répétés entre 1967 et 1994, ainsi qu'une nouvelle mission de terrain en 2007. D'autres missions sur le terrain : parmi les Aléoutes du sud-ouest de l'Alaska (en 1971) et plus récemment (à partir de 1991, du fait de l'ouverture du Grand Nord soviétique aux chercheurs occidentaux) auprès des Eskimo/Yuit et des éleveurs de rennes de la Sibérie nord-orientale.
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ROBILLARD Marine, docteur en ethnoécologie du Muséum d’histoire naturelle de Paris. Sa thèse, intitulée « Pygmées Baka et voisins dans la tourmente des politiques environnementales en Afrique centrale » (sous la direction de Serge Bahuchet), s’intéresse aux projets de conservation de la biodiversité, aux ONG environnementalistes et de défense des populations autochtones, aux relations entretenues entre les Pygmées et leurs voisins « non pygmées » ainsi qu’aux processus d’appropriation des projets de développement et de conservation dits participatifs. Ses principaux terrains sont en Afrique centrale (Cameroun et Gabon) mais elle a également travaillé en Afrique de l’ouest et en Mélanésie. Elle est experte déléguée par le Muséum d’histoire naturelle auprès de la CDB sur les questions de viande de brousse et co-fondatrice d’AnthropoLinks, un bureau d’étude associatif dont l’objectif est de lier recherche et action de terrain ainsi que de valoriser l’anthropologie et les apports de la recherche auprès des collectivités et des entreprises.
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ROBIN Françoise, professeure des universités, Inalco, est spécialiste de langue et de littérature tibétaines. Elle est membre de l'équipe ASIES-Inalco. Ses recherches portent principalement sur l'éclosion de la littérature contemporaine de langue tibétaine, la littérature féminine et le cinéma. Elle examine ces productions culturelles dans un contexte global de dépossession politique et culturelle. Par ailleurs, elle a coordonné Clichés tibétains. Idées reçues sur le toit du monde (Le Cavalier Bleu, 2011) et publié de nombreuses traductions de nouvelles (Pema Tseden, Neige, co-traduit avec B. Duzan, Philippe Picquier, 2013), de courts romans, de poèmes, de contes et de proverbes tibétains.
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ROBINNE François, anthropologue, directeur de l’Institut de Recherche sur le Sud-Est Asiatique (IRSEA) de 2008 à 2011, membre du comité éditorial de la revue Moussons, est directeur de recherche au CNRS. Après une formation à Paris-X Nanterre (licence d’ethnologie), à l’INALCO (DREA de birman), et à l’EHESS (thèse soutenue en 1985), il s’est spécialisé sur les formations identitaires dans le contexte multiethnique de Birmanie, en milieu bouddhique tout d’abord (Etat Shan et Birmanie centrale), puis en milieu chrétien (Etats Kachin et Chin). Au tournant des années 2000, une dimension épistémologique fut donnée à ses recherches qui portent désormais sur la problématique des réseaux trans-ethniques, des identités hétérogènes et des paysages de l’hybridité. Outre la coédition de deux ouvrages chez Brill (2007) et Routledge (2010) consacrés aux dynamiques de l’ethnicité, il est l’auteur de Fils et maîtres du Lac. Relations interethniques dans l’Etat Shan de Birmanie publié en 2000 (Editions du CNRS) suivi en 2007 de Prêtres et chamanes. Métamorphoses des Kachin de Birmanie (L’Harmattan).
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ROSENTHAL Vincinius,doctorant en Anthropologie sociale et ethnologie à l'EHESS sous la direction d'Irene Bellier. Le sujet de la thèse est " Les rapports du secteur électrique avec les peuples autochtones : anthropologues, représentations, règles et programmes au Brésil (1980-2015)". Sa recherche porte sur les modes par lesquels le secteur électrique construit ses rapports matériels et symboliques avec des sociétés autochtones, en se concentrant sur les apparats d'État et d'entreprises.
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ROSTKOWSKI Joëlle. Docteur d'État, École des Hautes Ètudes en sciences sociale, diplômée de l'Université de Cornell, Joêlle Rostkowski étudie depuis une vingtaine d'années le monde indien nord-américain dont elle est l'une des meilleures spécialistes. Elle a collaboré à de nombreuses publications et signé plusieurs ouvrages dont Le Renouveau indiens aux États-unis et La conversion inachevée, les indiens et le christianisme. Pour l'UNESCO, elle a assuré l'édition de Destins croisés à l'occasion de cinquième centenaire de la découverte de l'Amérique.
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ROUÉ Marie, anthropologue, directrice de recherche CNRS au Muséum, est spécialiste des peuples arctiques et subarctiques et de leurs relations à la nature. Après avoir mené ses recherches en Laponie chez les éleveurs de rennes Samis du nord de la Norvège (1969-80), elle a travaillé avec les Inuit au Canada (1979-1991), puis avec les Indiens Cris de la Baie James (Québec, 1994 à 2002), enfin avec les Samis du nord de la Norvège et de la Suède (2005 à aujourd'hui) Ses recherches portent sur les savoirs indigènes et locaux, et sur l'épistémologie des savoirs locaux et scientifiques. Une question récurrente sur tous ses terrains et particulièrement sur les territoires protégés et labellisés (parcs nationaux, site du patrimoine mondial UNESCO) porte sur les savoirs et relations des peuples locaux à la nature, et les conflits des représentations et des pratiques : comment plusieurs groupes sociaux (y inclus les scientifiques) peuvent-ils gérer un même lieu ensemble en tenant compte de la diversité et divergence de leurs savoirs, pratiques et représentations ? Ses travaux concernent également le rôle des ONG et plus généralement celui de la médiation entre les groupes indigènes et la société globale. Parmi ses publications : 2002, "Des savoirs traditionnels pour évaluer les impacts environnementaux du développement moderne et occidental", dans Revue Internationale en Sciences Sociales, , publié en 7 langues ; 2003, "Savoirs locaux : l'expertise écologique des Indiens", Sciences Humaines N° 137, ; 2004, "ONG environnementalistes américaines et Indiens Cris - Une alliance contre nature pour sauvegarder la nature ?", RISS 175, publié en 7 langues.
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ROULAND Norbert, Professeur de droit, membre honoraire de l'Institut Universitaire de France (Chaire d'anthropologie juridique), actuellement Professeur de droit à l'Université Paul Cézanne. Après deux thèses l'une sur le Droit romain et l'autre sur la Science politique, il voyage dans les régions arctiques (Groenland, Nouveau Québec) et découvre une discipline : l’ethnologie juridique. qu'il enseigne à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales. Il publie en 1988: Anthropologie juridique, Paris, PUF; 1991: Aux confins du droit, Paris, Odile Jacob ; en 1996: Droits des minorités et des peuples autochtones, PUF et 1998: Introduction historique au droit, Paris, PUF. Plus récemment, il est passé de la comparaison à l'interdisciplinarité en essayant de relier l’histoire du droit à celle d’autres disciplines notamment artistiques et depuis six ans il s'intéresse à l'histoire sociale et juridique des femmes artistes.
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ROUSSEAU Stéphanie, Phd de Science politique, professeure au Département de sociologie de l'université Laval. Co-directrice de l’axe de recherche : Démocratisation, droits de la personne et transnationalisme (Axe IV). Ses spécialités sont: Sociologie politique de l’Amérique latine ; Citoyenneté, mouvements sociaux et démocratie dans les pays en développement ; Genre et changement social ; Analyse des politiques sociales comparée.
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ROUSSELEAU Raphaël, docteur en anthropologie sociale (EHESS, 2004), il est post-doctorant au Laboratoire d’Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales (LAIOS-IIAC) dans le cadre du projet SOGIP, ainsi que chercheur associé au Centre d’Etude de l’Inde et de l’Asie du Sud (CEIAS, CNRS-EHESS). Depuis 1999, il s’est spécialisé dans l’histoire et l’ethnographie des adivasi (“premiers occupants”) ou “tribus répertoriées” (Scheduled Tribes) par la Constitution de l’Inde, en particulier de l’État de l’Orissa. Plus récemment, il a étudié les discours et les pratiques de l’art adivasi / tribal indien.
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SAINT GIRON Anne. Docteur en sciences politiques (Université de Paris I), spécialiste des relations internationales. Enseignante à l’IEP d’Alger de 1976 à 1981, elle quitte ensuite l’Université et vit au Cameroun, dans les Émirats Arabes Unis et aux États-Unis, sans cesser de s’intéresser aux problèmes politiques de l’Afrique, du Maghreb et du Moyen Orient. Elle a publié Les rébellions touarègues (2008, Ibis Press) à la suite de nombreux séjours sur le terrain. Traductrice de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique ou de sciences économiques et récemment traductrice au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, elle a participé à l’administration du site Temoust et est actuellement l’un des administrateurs du site Tamoudré consacré aux sociétés touarègues contemporaines.
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SALAÜN Marie, anthropologue, Maître de conférence à l'université Paris Descartes, Chercheur à l'IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux), Membre du Groupe de recherche Nouvelle Calédonie: enjeux sociaux contemporains. Chercheur associé au Laboratoire Centre des Nouvelles Etudes sur le Pacifique. Co-organisatrice des séminaires Formation à la recherche dans l'Aire Océanienne, Questions autochtones contemporaines et Images et Politiques de l'autochtonie de l'EHESS Paris. Outre de nombreux articles elle a publié L'école indigène. Nouvelle - Calédonie 1885-1945 Presses universitaires de Rennes (2005) et est coauteur de Autochtonies. Vues de France et du Québec, Presses de l'Université Laval (2009) et Visages de la souveraineté en Océanie, L'Harmattan (2010).
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SALADIN d'ANGLURE Bernard, Anthropologue social, spécialiste des Inuit de l’Arctique canadien, du chamanisme, et des droits autochtones. Après un doctorat en anthropologie, il a été chargé de recherches (1965-1973) au CNRS (Laboratoire d’Anthropologie sociale), puis professeur (1971-2002) au département d’anthropologie de l’Université Laval (Québec) où il est, depuis 2002, Professeur émérite de l'Université Laval, associé au Département d'Anthropologie et chercheur associé au CIÉRA. Co-fondateur (1973) et président de l’Association Inuksiutiit Katimajiit (Canada) dont les objectifs sont l’étude et la promotion de la langue de la société et de la culture des Inuit. Co-fondateur et membre actif (1988-2004) du Groupe d’Études Inuit et Circumpolaires (Université Laval, Québec) et du Centre Interuniversitaire d’Études et de Recherches Autochtones (CIERA, Université Laval, Québec) (2004) qui lui a succédé. Co-fondateur et co-directeur de la collection « Mondes Autochtones » aux Presses de l’Université Laval (2004). Co-chercheur (depuis 2002) dans le projet interdisciplinaire « Autochtonie et gouvernance » du Centre de Droit Public de l’Université de Montréal. Il est chercheur membre du réseau DIALOG et vice-président du GITPA.
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SAMSON - NORMAND DE CHAMBOURG Dominique est maître de conférences à l’Institut National des Langues & Civilisations Orientales, membre titulaire du Centre de Recherches Europe Eurasie (INALCO, CREE 4513). Docteur en études sibériennes (Prix de la meilleure thèse Inalco 2010), il travaille depuis 1996 avec les peuples de la Sibérie nord-occidentale : Nénètses de Jamal, Khantys septentrionaux et orientaux et Mansis septentrionaux. Il a collaboré à la rédaction de recueils consacrés à la Sibérie et participé à des travaux collectifs, en France comme à l’étranger, sur l’espace arctique, les communautés autochtones de Sibérie et leurs littératures. Il est l’auteur de deux ouvrages, d’articles sur les interactions entre les mondes russe et autochtone (christianisation et soviétisation, notamment) ainsi que de traductions d’écrivains de la Russie (sub) arctique — Eremej Aipin (2005), Tat’jana Moldanova (2007) et Roman Rugin (2008).
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SANTAMARIA CHAVARRO Angela, Avocate, Université "Externado" de Colombie (2001), maîtrise de philosophie de l'université Javeriana (université jésuite) de Bogotà (2003). Elle a participé au programme "jeunes chercheurs" de Colciencias en 2002 dans le cadre d'un projet de recherche sur les femmes et les déplacements forcés causés par la violence en Colombie. Ce projet fut créé par le groupe d'études de genre de l'Institut Pensar de l'université Javeriana.
Elle a également développé un projet de recherche sur les droits des peuples autochtones et les mouvements sociaux en Colombie et en Amérique latine qui est devenu son sujet de thèse de doctorat ("La construction sociale du droit des peuples autochtones : une étude transnationale à partir du cas colombien) préparée (2002-2007) au Centre de sociologie européenne (EHESS) sous la direction d'Yves Dezalay.
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SALAZAR-SOLER Carmen, ethnologue, chercheur au CNRS (CERMA Centre de recherche sur les mondes américains). Ses recherches portent sur l'anthropologie et l'histoire des mines et des mineurs des Andes, ainsi que sur l'histoire des savoirs dans le Pérou colonial. Elle est auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages dont Anthropologie des mineurs des Andes. Dans les entrailles de la terre (Paris, 2002), Visions baroques, visions indiennes : les métissages de l'inconscient (ouvrage collectif avec S. Gruzinski, A. Molinié-Fioravanti et J.M. Sallman), Paris, Presses Universitaires de France, 1992 et co-auteur avec F. Langue du Dictionnaire des termes miniers en usage en Amérique espagnole (XVIe-XIXe siècle) (Paris, 1993).
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SAURA Bruno, professeur de Civilisation polynésienne à l'Université de la Polynésie française à Punaauia. Il est habilité à diriger des recherches en anthropologie à l'Université d'Aix-Marseille III. Ses principaux travaux portent sur les traditions orales des îles Sous-le-Vent ainsi que sur les questions politiques, ethniques et religieuses de la Polynésie d'aujourd'hui. Il a publié de nombreux ouvrages dont en 2009 Tahiti Ma'ohi, Culture, identité, religion et nationalisme en Polynésie Française, Editions Au vent des îles.
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SAVARD Rémi, Conteur et essayiste, Rémi Savard obtient en 1960 une maîtrise en sociologie de l'Université Laval en 1960 et un doctorat de troisième cycle en ethnologie de l'Université de Paris. De 1965 à 1977, il fait des recherches dans les communautés inuites et innus. En 1964, il est professeur adjoint au département d'anthropologie de l'Université de Montréal, puis de 1966 à 1969, il est directeur du groupe de recherche nordique. En 1969, il est professeur adjoint au département d'anthropologie et à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval, tout en étant coordonnateur du laboratoire d'anthropologie amérindienne à Montréal. Il est professeur titulaire au département d'anthropologie de l'Université de Montréal depuis 1979. Il a également été professeur invité à l'Université de Beijing (Chine) et à l'Université de Hohhot (Mongolie intérieure). En 1991 et 1992, il a été témoin expert en questions amérindiennes. Rémi Savard est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois. parmis de nombreux ouvrages il a publié La forêt vive. Récits fondateurs du peuple innu. Montréal: Les Éditions du Boréal, 2004.
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SCHLEMMER Grégoire est chargé de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), membre de l'UMR Migrations et Société (IRD-CNRS-Paris 7), membre associé du Centre d'Etude de l'Inde et de l'Asie du Sud et du Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative. Ses travaux porte sur l’organisation social et religieuses et les questions d’ethnicité parmi des populations des marges montagneuse du monde sino-indien à partir de deux terrain d’étude : les Kulung Rai (Népal) et la province de Phongsaly (Laos).
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SIMON Scott, professeur agrégé au département de sociologie et d’anthropologie, Université d’Ottawa, est également chercheur associé à l’Institut d’Asie orientale à Lyon. Docteur en anthropologie (McGill, 1998), il a effectué un post-doctorat à l’Institut de sociologie, Academia Sinica, Taipei, 1999-2001. Depuis 2004, il fait des enquêtes ethnologiques de façon régulière à Taïwan avec les Sadyaqs et les Trukus. En plus de nombreux articles, il a publié Sadyaq Balae! L’autochtonie formosane dans tous ses états. Presses de l’Université Laval, Québec, 2012. Thèmes de recherche : la relation entre les groupes autochtones et l’État, l’autonomie politique, le développement, le pluralisme juridique. Ses recherches actuelles portent sur les connaissances écologiques traditionnelles et la culture cynégétique des Sadyaqs.
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SMEKENS Céline a commencé à s’intéresser aux questions autochtones lors de ses études en anthropologie et en relations internationales à l’Université Lyon2. Dans ce cadre, elle a effectué des travaux sur les mouvements autochtones à deux niveaux : local avec l’étude du mouvement autochtone de Guyane française et transnational avec l’analyse du Comité de coordination des peuples autochtones d’Afrique. Elle a travaillé à deux reprises pour le Centre de documentation, de recherche et d’informations des peuples autochtones ( DOCIP) à Genève, en tant que consultante (évaluation de projets - 2008) et coordinatrice d’un secrétariat technique lors de l’Instance permanente des peuples autochtones de New York (2010). C’est après une spécialisation en gestion de projet, qu’elle a commencé à travailler en 2011 pour l’ONG Latitud Sur Pérou. (partenaire de l’association française ARUTAM), comme Coordinatrice, structure qui a pour but de valoriser et de préserver les ressources naturelles d’Amazonie ainsi que les connaissances traditionnelles des peuples autochtones tout en contribuant à leur développement.
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STEINMANN Brigitte, professeure d’ethnologie à l’Université Lille I, et chercheure au CNRS-CRCAO (Centre de Recherche sur les Civilisations de l’Asie Orientale, Paris). Elle est membre du conseil scientifique de l’Ecole Française d’Extrême Orient. Elle dirige plusieurs travaux de doctorants en Chine (Pékin, Hong Kong), au Moyen-Orient (Liban), au Népal et en Afrique (Togo) Elle effectue des recherches ethnologiques et sociologiques comparées depuis les années 1980 dans le Népal Central, l’Inde himalayenne et les régions chinoises de langue tibétaine. Elle a enquêté en particulier chez les Tamangs du Népal, les Lepchas et les Lhopas du Sikkim, les Amdowas du Tibet. Ses recherches portent sur l’ordre social et les rituels bouddhistes, ainsi que sur les questions de revendications identitaires des populations minorisées dans les États- Nation (Inde et Chine), ou en conflit avec les politiques de développement urbain, en particulier les conflits et les luttes entamées par les populations des réserves du Sikkim du Nord (Lepchas) contre les politiques de développement hydro-électrique indiennes. Elle a enquêté longuement sur la guerre maoïste au Népal entre 1996 et 2006 et ses conséquences chez les populations tamangs. Ses recherches actuelles portent sur les populations nomades des régions tibétaines en Chine, ainsi que les développements politiques du « maoïsme » chinois dans ses versions indo-népalaises depuis les années 1980 .Parmi ses publications, voir (2001) : Les Enfants du Singe et de la Démone. Mémoires des Tamangs, récits himalayens, Université de Nanterre,(2006) : Le Maoïsme au Népal. Lectures d’une révolution. Paris, CNRS.
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STRIGLER Marie-Claude, américaniste, est maître de conférence honoraire (Université Paris 3 – Sorbonne nouvelle). Sa thèse, sous la direction de l’historienne Elise Marienstras, portait sur la politique économique du gouvernement tribal navajo. Ses nombreux séjours dans la réserve navajo ont donné lieu à plusieurs ouvrages : La Nation navajo – tradition et développement, Parlons navajo – mythes, langue et culture, La médecine navajo, Moi, Sam Begay : homme-médecine navajo. Élargissant son domaine de recherche, elle a signé de nombreux articles, une Histoire des Indiens des États-Unis – l’autre Farwest et a codirigé l’édition de Être Indien dans les Amériques avec Christian Gros pour l’Institut des Amériques. Elle est membre associé du CERVEPAS à l’Université Paris 3 (Centre d’étude et de recherche sur la vie économique des pays anglo-saxons) et du CIMMA à l’Université Paris-Est Créteil (Constructions identitaires et mobilisations dans le monde anglo-saxon).
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SPITZ T. Chantal, naît à Tahiti en 1954. Son premier roman L’Île des rêves écrasés, premier roman tahitien publié, est édité en 1991 aux éditions de La Plage (réédition en 2003 aux éditions Au vent des îles). Il est salué en Polynésie française comme un événement à une époque de renaissance culturelle pour son écriture au rythme inspiré par l’oralité. L’Îe des rêves écrasés est le premier roman tahitien traduit en anglais. Il paraît aux éditions Huia (Wellington, Te Aotearoa) sous le titre Island of shattered dreams dans une traduction de Jean Anderson. Chantal T. Spitz participe à l’aventure de la revue littéraire Littérama’ohi débutée en 2001, dont l’un des objectifs est de faire connaître la variété, la richesse et la spécificité des auteurs originaires de la Polynésie française dans leur diversité contemporaine. |
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STURZENEGGER-BENOIST Odina est maître de conférences à l'université Paul Cézanne (Aix-Marseille III), après avoir occupé pendant plusieurs années un poste au CONICET (Consejo Nacional de Investigaciones Cientificas y Técnicas) à Buenos Aires. Elle est membre du CREALC (Centre de recherches sur l'Amérique latine et les Caraïbes) de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. Elle a publié de nombreux articles sur les sociétés indiennes et créoles de l'Argentine et du Paraguay, et l'ouvrage Le mauvais œil de la lune (ethnomédecine créole en Amérique du Sud) en 1999 aux éditions Karthala.
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SURRALLES Alexandre, ethnologue, chargé de recherches au CNRS, membre du Laboratoire d’Anthropologie Sociale de l'EHESS. L’origine de ses recherches se situe à la confluence d’une discipline, l’anthropologie, d’une aire culturelle, l’Amazonie indigène, et d’un domaine d’intérêt, le rapport de l’homme à sa propre nature. Ses terrains de recherche sont les Indiens Candoshi, Amazonie péruvienne. Pérou. Territoire et droits des peuples amérindiens figurent dans ses thêmes de recherches. Il a publié en 2003 Au coeur du sens. Perception, affectivité, action chez les Candoshi, CNRS-MSH et en 2005 The Land Within. Indigenous Territory and Perception of the Environment, (& P. García Hierro, eds.). Copenhague: IWGIA et Transaction Publisher
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TETAHIOTUPA Edgar enseignant, anthropologue, il est membre du CNEP (Centre pour les nouvelles études sur le Pacifique), du réseau Eurasiane. Ses travaux portent sur la culture et les langues polynésiennes, la tradition orale ; la problématique du bilinguisme et de l’enseignement des langues polynésiennes… Il mène des actions en faveur de la préservation de la culture et de la langue marquisiennes à travers des projets financés la fondation Volkswagen (DoBeS : Dokumentation Bedrohter Sprachen), puis par National Geographic. Il est membre de plusieurs associations culturelles. Il a traduit de nombreux textes en tahitien, marquisien, français pour des besoins d’édition de livres et de réalisation de films éducatifs. Il a conçu des courts-métrages destinés aux parents d’élèves, les informant du système scolaire en Polynésie française. Il a publié des articles dans des livres collectifs, deux livres : Parlons marquisien, L’Harmattan ; au gré des vents et des courants, Mers Australes. |
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THERRIEN Michèle, maître de conférence à l'Institut national des langues et civilisations orientales, (INALCO) à Paris; elle enseigne la langue et la culture inuit. Au Collège Nunavut de l'Arctique, à Iqaluit, capitale du territoire, elle participe aux échanges de savoir entre les Aînés et les nouvelles générations. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages dont Printemps inuit, naissance du Nunavut.
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TOFFIN Gérard, ethnologue, Directeur de recherche au CNRS, a travaillé principalement sur les communautés rurales et urbaines Newar de la vallée de Katmandou au Népal. Il a également mené des enquêtes dans les collines népalaises, chez les Tamang du Ganesh Himal et les Indo-Népalais des districts de Gulmi et d’Argha Kanchi. Il s’est intéressé à la civilisation matérielle, à l’organisation sociale et aux religions des populations himalayennes. Il mène actuellement des recherches en anthropologie de l’espace, tout particulièrement sur les villes asiatiques, ainsi que sur diverses questions touchant aux religions de l’Inde et de l’Himalaya. Par ailleurs, il conduit depuis 2005 des recherches sur les sectes hindoues en Inde et au Népal et sur le théâtre newar de la vallée de Katmandou. Il participe depuis 2008 à l'ANR Just-India, 'A Joint Programme on Justice and Governance in India and South Asia', pour la partie népalaise. Il a dirigé une collection, “ Les Chemins de l’ethnologie ”, aux Éditions du CNRS et aux Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Il est membre du Conseil Scientifique des Centres Asie du Ministère des Affaires Étrangères et du CNRS.
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TOULOUZE Eva, diplômée de hongrois et de finnois et docteur en études finno-ougriennes à l’Institut des langues et civilisations orientales (INALCO), où elle est maître de conférences habilitée en langues et cultures finno-ougriennes, elle poursuit ses recherches aussi bien à l’INALCO qu’à l’Université de Tartu (Estonie). Elle est spécialiste des cultures finno-ougriennes de Russie centrale (avec une thèse de doctorat sur la culture écrite et l’identité nationale des Oudmourtes) et de Sibérie occidentale, où elle étudie la pénétration du christianisme et la culture écrite chez les Khantys, les Mansis et les Nenets. Plus précisément, elle s’est concentrée sur les Nenets des forêts et sur l’écrivain, éleveur de rennes et militant Iouri Vella (www.jurivella.ru). Elle est rédacteur en chef de la revue « Etudes finno-ougriennes » et présidente de l’Association pour le développement des études finno-ougriennes. Elle est également traductrice d’œuvres littéraires du hongrois, du finnois, de l’estonien et du russe.
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TREPIED Benoit, docteur en anthropologie sociale de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon, il est également titulaire du DEA de sciences sociales (Ecole Normale Supérieure-EHESS). Il a successivement enseigné la sociologie, l’histoire, l’anthropologie et la science politique dans les universités Paris-XII, Grenoble-I, de la Nouvelle-Calédonie et Paris-I. Chercheur invité à Victoria University of Wellington (Nouvelle-Zélande) puis au East-West Center de Hawaii (Etats-Unis), il a également réalisé plusieurs séjours postdoctoraux en Australie (Australian National University, Canberra) et en Nouvelle-Calédonie (Institut agronomique néo-calédonien, Pouembout). Il vient de publier son premier ouvrage : Une mairie dans la France coloniale. Koné, Nouvelle-Calédonie (Paris, Karthala, coll. Recherches Internationales, 2010.
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URIAS HERMOSILLO Luis, chercheur indépendant et éditeur. Il développe les collections et la muséographie du Musée des Arts Populaires de l’Institut National Indigéniste á Chihuahua, dont il est le directeur fondateur de 1979 à 1982 : nations Rarámuri (tarahumara), Odami ("Tepehuan"), Warijó, Oichkam ("Pima"), et culture populaire métisse (le musée a été fermé et détruit en 1995). Il met en place XETAR, « La Voix de la Sierra Tarahumara », une station de radio créée par l'Institut national indigéniste, qui diffuse en 5 langues, et qu’il dirige jusqu'en 1984, à Guachochi, Chihuahua. Il fonde le festival annuel de danses et musiques traditionnelles en 1983. En 1988, il promeut la création de programmes de recherche et d'enseignement supérieur pour les anciennes nations de Chihuahua à l’université locale et fait un état des lieux de la région de la Sierra Tarahumara, afin d’établir en 1990 l'École d'anthropologie du Chihuahua, rattachée à l'Institut national d'anthropologie et d'histoire, où il est en charge de la communication et de la vulgarisation de 1993 à 1996. Il est également le co-fondateur et vice-président de « Nord-Mexique », un réseau de recherche et d'éducation à but non lucratif dont le but est de promouvoir la coopération entre les institutions. Il a publié de nombreux articles pour le grand public sur les anciennes nations du Chihuahua, où il révise les conceptions et les attitudes à leur égard, comme par exemple celles concernant les Apaches.
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VATÉ Virginie, chargée de recherche au CNRS et rattachée au GSRL depuis novembre 2007. Elle a soutenu sa thèse intitulée « A bonne épouse, bon éleveur ». Genre, « nature » et rituels chez les Tchouktches avant, pendant et après la période soviétique » en 2003 à l’Université de Paris 10 Nanterre. De 2003 à 2007, elle est chercheur à l’institut d’anthropologie sociale Max Planck.. Depuis 1994, ses recherches portent sur la Tchoukotka, région située à l’extrême Est de l’Arctique sibérien (Russie). Elle y a séjourné en tout environ trois années, principalement chez les Tchouktches éleveurs de rennes, chez les chasseurs de mammifères marins (Vankarem, Noutépelmène, Enmelen), mais aussi à Anadyr, la capitale de la région. Elle a obtenu la médaille de bronze du CNRS en 2009
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VERDU Paul, anthropologue généticien, membre du laboratoire Eco Anthropologie et Ethnobiologie du CNRS. Ses recherches portent sur l’origine et l’histoire démographique des populations humaines modernes, ainsi que sur l’influence des comportements socioculturels sur la distribution de la diversité génétique et sur les processus d’adaptation biologiques influencés par la sélection naturelle chez l’homme. Ses travaux sont marqués par une forte interdisciplinarité avec l’anthropologie physique, biologique et culturelle (de la construction des problématiques à l’analyse conjointe des résultats en passant par le travail de terrain pluridisciplinaire). Ses principaux terrains de recherche sont l’Afrique Centrale et le Cap Vert. Il a notamment publié plusieurs articles sur la diversité génétique et l’histoire du peuplement « pygmées » et « non-pygmées » en Afrique Centrale.
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VERMEREN Pierre, historien français spécialiste des sociétés maghrébines, ses travaux de recherches portent sur le Maghreb contemporain. Après 8 années de vie dans le monde arabe (Maroc, Tunisie, Égypte), il est aujourd'hui Professeur en histoire du Monde arabe contemporain à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne et membre du l’Institut des Mondes Africains (IMAF). Il a publié de nombreux ouvrages et articles sur l’Afrique du nord et particulièrement sur le Maroc. Il est depuis 2012 : membre du Comité scientifique de la revue scientifique L’année du Maghreb et codirecteur de la collection Bibliothèque des pays d'islam aux Publications de la Sorbonne, Université Paris 1.
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VINCENT Sylvie, anthropologue, co-fondatrice, puis rédactrice pendant cinq ans, de la revue Recherches amérindiennes au Québec. Parallèlement, en tant que chercheure autonome et que membre du Laboratoire d'anthropologie amérindienne, elle a recueilli et contribué à l'analyse d'éléments de la tradition orale des Innus du Québec. Par la suite, elle a réalisé des études portant, notamment, sur les sujets suivants : évaluation des études d’impacts sociaux des grands projets nordiques, examen des processus de consultation des populations, histoire des Autochtones du Québec, analyse de l’image des Autochtones dans la société québécoise. Au cours des dernières années, e elle a travaillé à des projets ayant trait à l'histoire et à la cartographie de la fréquentation et de l'utilisation de leurs territoires par les Innus de différentes communautés. Dans le domaine de la tradition orale, elle s’est penchée plus particulièrement sur les savoirs de type historique. C'est en raison de son intérêt pour la tradition orale qu'elle participe au projet "Autochtonie et gouvernance".
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WAHICHE Dominique, Docteur d’Etat en Droit et Ingénieur de recherche hors classe au Muséum National d’Histoire Naturelle Département Hommes, Nature, Sociétés, CNRS. Enseignant en droit du patrimoine naturel au Muséum National d’Histoire Naturelle. Membre de la délégation Française à la Convention sur la Diversité Biologique. Point focal du Ministère des Affaires étrangères pour les savoirs traditionnels des communautés autochtones. Correspondant de l’agence allemande de coopération et de développement en Afrique (GIZ).
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YACINE Tassadit, anthropologue, spécialiste de Monde Berbère. Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et membre du laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France. Elle dirige également la revue d'études berbères Awal (« La parole ») fondée en 1985 à Paris avec l'anthropologue algérien Mouloud Mammeri et le soutien du sociologue Pierre Bourdieu. Parmi ses publications : 1988 L’Izli ou l’amour chanté en kabyle, Préface de Pierre Bourdieu, Paris, MSH. 1993 Les Voleurs de feu. Éléments d’une anthropologie sociale et culturelle de l’Algérie, Paris, La Découverte. 2001 Chacal ou la ruse des dominés. Aux origines du malaise des intellectuels algériens, Paris, La Découverte, 2006, Si tu m'aimes guéris-moi, Paris, MSH. 2010, Le retour de Jugurtha, colonisation et domination, Alger. |
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